Une compétition de taille, un choc des titans, voilà ce à quoi va ressembler la finale de la première édition du concours national de l’éloquence et de la plaidoirie placée sous le thème : « une fille à l’école n’aboutira à rien. Pour ou contre ? ».
Au total 13 candidats dont 6 filles d’âge compris entre 15 et 28 ans, issus d’horizons divers (informaticiens, enseignants, étudiants…) et retenus sur 450 candidats sur toute l’étendue du territoire national après les phases de pré-sélection et de demi-finale, vont s’affronter le 18 août prochain à l’Agora Senghor à Lomé.
En attendant ce choc promis par le Forum africain des jeunes pour le développement intégral (FAJDI), l’organisateur, les 13 candidats se sont retrouvés à Lomé ce mercredi au cours d’une rencontre d’échanges pour prendre le pouls les uns des autres.
« Je suis contente de participer à ce concours d’autant plus que c’est la première fois que je participe à un concours de plaidoirie. Je me prépare en essayant de mettre la barre haute pour faire partie des 3 lauréats », a confié à Global Actu, Vicentia Donsi Abévi, étudiante en Master 1 droit des affaires.
Pour un autre candidat en la personne de Jean-Paul Mathé Attiglah alias ‘le pharaon’, enseignant des sciences physiques, l’objectif en participant à ce concours de plaidoirie n’est pas de gagner mais montrer aux jeunes que l’essentiel, c’est de faire voir ce qu’ils ont au fond d’eux.
Après avoir invité les autres jeunes à faire comme lui, le candidat estime que le problème principal des jeunes, c’est qu’ils attendent beaucoup des autres. « Pour évoluer, nous devons poser les pas et avancer deviendra plus facile », a-t-il proposé.
Les 13 candidats aussi talentueux les uns que les autres, selon Benjamin Amouzouvi, président du FAJDI, vont plaider pour ou contre l’éducation de la jeune fille.
« La problématique de l’éducation de la jeune fille se pose avec acuité. Au Togo, au cours primaire, l’effectif des jeunes filles dépasse celui des garçons. Mais en évoluant, les filles deviennent peu nombreuses, voire inexistantes. Pourquoi ne pas agir sur ce sujet pour faire évoluer la situation ? En le faisant, les décideurs et les parents seront interpellés en vue de faire évoluer cette question de la jeune fille », a-t-il souligné.
Ce concours national de plaidoirie a une particularité. Contrairement à ses similaires qui se font en équipe, a-t-il insisté, il est individuel et son premier critère est l’éloquence. Mieux que les autres, ce concours se donne pour objectif de présenter ses lauréats à d’autres concours sur le plan international.
L’idée derrière cette compétition, la plus prestigieuse, selon ses organisateurs, est née à Dakar au Sénégal. Le FAJDI n’a pas manqué l’occasion de lancer un appel aux sponsors et aux bonnes volontés pour qu’ils soutiennent cette initiative qui se veut annuelle en vue de porter haut la jeunesse africaine et togolaise en particulier.







