La Ligue des consommateurs togolais (LCT), dans une réaction relative à l’arrêté interministériel relatif à l’interdiction de l’importation et de la commercialisation de tilapia sur le territoire national, estime que la mesure prise par le gouvernement togolais est ‘tardive’ et insuffisante pour contrecarrer la situation.
L’organisation présidée par Emmanuel Sogadji n’en veut pour preuve que l’alerte donnée sur l’apparition d’un virus mortel affectant les tilapias, par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) date du 26 mai 2017 à Rome. Cette alerte, poursuit le communiqué, a été suivie une dizaine de jours après, d’une déclaration dans laquelle la LCT interpellait les autorités en charge du secteur et les diplomates des pays concernés par l’exportation de ces tilapias au Togo, à une action concertée afin de protéger les consommateurs,
Tout en se félicitant de cette mesure ‘tardive’, la ligue appelle le gouvernement à agir avec fermeté contre les contrevenants de cet arrêté interministériel. « Comme toujours, dans notre pays, certains commerçants véreux profitent des périodes d’interdiction pour s’enrichir à travers les réseaux obscurs et sous couverts, profitant de la porosité de nos frontières », souligne le document.
Autre chose importante à faire, souligne l’organisation de défense des droits des consommateurs, il faut que les autorités situent les consommateurs sur les stocks en cours de vente actuellement sur le marché tout en associant les importateurs pour éviter que d’autres stocks ne se retrouvent plus sur le territoire avec comme prétexte que ce sont des commandes faites bien avant la décision d’interdiction.
La LCT ne compte pas rester les bras croisés dans cette affaire de tilapia malpropre à la consommation. Une « cellule d’investigation » est activée à l’endroit des consommateurs, aux fins que ces derniers puissent porter à sa connaissance, « toutes pistes obscures ». Les contrevenants sont ainsi directement visés.







