mardi, juillet 28, 2026
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    Près de 6000 enfants en mobilité enregistrés dans les 5 pays concernés par le projet CORAL

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    Onze (11) mois après le lancement officiel du projet régional de protection des enfants migrants le long du corridor Abidjan-Lagos (CORAL) à Cotonou, c’est encore dans la capitale béninoise que les porteurs de ce projet dans les cinq (5) pays (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria) se sont retrouvés le 26 février 2018 pour faire le bilan de l’an 1 des activités inscrites à ce projet au niveau de chaque pays et de la coordination.

    Pendant trois (3) jours, les 65 participants ont également porté toute une attention aux différents résultats obtenus, aux changements induits, aux leçons apprises, aux bonnes pratiques expérimentées et établi les perspectives pour la deuxième année.

    C’est en présence de Patricia Elisabeth PIERRE, la cheffe de délégation Golfe de Guinée de Terre des hommes (Tdh), d’Alfred SANTOS, coordinateur régional du projet et de Moussa Harouna SAMBO et Aimé BADA, respectivement premier responsable du Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (MAEJT) et coordonnateur régional de ENDA Jeunesse-Action.

    Au total, 5893 enfants concernés par la mobilité dont 3018 filles et 2875 garçons ont été enregistrés par Tdh, le MAEJT et ENDA Jeunesse-Action au cours de cette première année dans les 5 pays, sur un total de 25.000 à enregistrer durant les 3 ans que va durer le projet.

    Ces enfants et jeunes, selon le communiqué ayant sanctionné les travaux, ont bénéficié d’écoute, d’appui-conseils, de médiation et ont été orientés vers des structures compétentes pour leur réinsertion socio-professionnelle. Ces premiers résultats appellent à un travail en réseau et au renforcement du système d’identification des enfants concernés par la mobilité, disent les conclusions des travaux.

    Les effets immédiats enregistrés au cours de cette première année ne sont pas moindres. On note le  renforcement de la collaboration entre acteurs institutionnels formels et acteurs communautaires, l’acquisition de nouvelles compétences, l’appropriation du projet et des concepts de mobilité et de l’Accompagnement Protecteur de l’Enfant (APE), l’accès des enfants migrants à l’information, la mobilisation accrue des communautés et des partenaires autour des questions de protection de l’enfance, l’accroissement de la visibilité des Enfants et Jeunes Travailleurs  qui commencent à être invités  pour prendre part aux plaidoyers et débats sur les droits et la protection des enfants au niveau national.

    Patricia PIERRE, Cheffe de Délégation Tdh Golfe de Guinée

    Environ 6700 personnes informées et sensibilisées ont amélioré leur connaissance et compréhension des risques liés à la migration précoce et dangereuse et les conditions d’une migration sûre et sécurisée.

    On dénombre aussi 44 réunions de travail et séances de plaidoyer avec des acteurs clés qui ont permis d’intégrer les préoccupations liées à la migration des enfants dans quatre (4) politiques et plans de protection de l’enfance au niveau pays. Cela a renforcé le cadre légal, politique et opérationnel de protection de l’enfance.  

    A cela s’ajoute la mise en route de mécanismes devant aboutir à la signature d’accords inter-Etats qui prennent en compte la protection des enfants concernés par la mobilité et l’adoption par la CEDEAO du cadre stratégique pour le renforcement  des systèmes nationaux de protection des enfants.

    On note aussi la formation de 177 acteurs des services sociaux le long du corridor Abidjan-Lagos sur l’approche mobilité des enfants et l’Accompagnement Protecteur. Il en sort la mise en place d’un travail en réseau au niveau des frontières le long du corridor entre les gardes-frontières et les acteurs communautaires, afin de faire évoluer les perceptions vis-à-vis  des enfants concernés par la mobilité.

    En terme de succès réalisés sur le projet, certaines  communautés des zones du projet ont mis  à la disposition  des EJT, des espaces de jeux, des chefs de communautés se sont constitués en des pools de formateurs de groupe d’enfants en mobilité, des centres d’Alphabétisation pour les enfants migrants ont été créés.

    Pour l’année 2, le projet entend entre autres, poursuivre les actions de sensibilisation des acteurs communautaires sur les risques liés à la migration précoce, la formation des acteurs institutionnels et communautaires sur les approches de mobilité, l’APE et sur l’écoute et la gestion des cas, le renforcement de la collaboration entre acteurs étatiques et acteurs communautaires en vue d’assurer aux enfants migrants, un environnement protecteur, le plaidoyer en direction des décideurs politiques de chaque pays et des élus locaux en vue de la prise en compte des préoccupations des enfants concernés par la mobilité dans les différents politiques, textes de loi et cadrages budgétaires, le plaidoyer et le lobbying en direction des acteurs du dialogue politique au niveau du Togo, du Bénin et du Nigéria pour la signature des accords bilatéraux et multilatéraux de protection des enfants, y compris les enfants migrants.

    Cette première rencontre régionale de bilan et de planification a pris fin avec une restitution aux partenaires étatiques et privés dont le ministère des Affaires Sociales et de la micro-finance et la délégation de l’Union Européenne au Bénin.

    Pour rappel, le projet CORAL a pour objectif d’améliorer la protection des enfants migrants le long du corridor Abidjan-Lagos en Afrique de l’Ouest, afin de réduire leur vulnérabilité et d’améliorer leur accès à des opportunités de développement.

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