Selon le Franco-togolais, Kofi Yamgnane, ce qui se prépare au Togo contre le régime de Faure Gnassingbé, ressemble de beaucoup à ce qui s’est passé au Burkina Faso en 2014 contre le régime de Blaise Compaoré. Une alternance qui arrive par la voie du peuple…
Au micro de RFI ce jeudi, le président du parti politique ‘Sursaut national’ a estimé que les choses ont réellement bougé. Si avant, c’est Lomé qui bougeait contre le régime qui instrumentalisait le clivage nord-sud pour se sortir d’affaire, aujourd’hui, ce n’est plus le cas.
« Les manifestations ont lieu à Cinkassé, Dapaong, Mango, Kanté, Kara, Bassar, Kouka, Sokodé et partout. Ce n’est plus seulement les gens du sud qui manifestent, toutes les ethnies le font. Cela voudra dire que la marmite est pleine », a-t-il déclaré.
L’ancien candidat à la présidentielle au Togo dit avoir demandé au président français, Emmanuel Macron, de veiller à ce que le Togo ne demeure pas « une tâche noire dans le sein de la francophonie ».
Revenant sur la décision du Togo, seul pays africain qui s’est aligné, lors d’un vote aux Nations Unies sur la position du président américain, Donald Trump concernant la crise au Moyen-Orient, Kofi Yamgnane voit quelque chose de caché en ce choix fait par les autorités togolaises.
« Je ne sais pas ce qui leur a été promis pour qu’ils en soient là », s’est-il étonné avant d’ajouter que le président togolais, Faure Gnassingbé aurait pu, en sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), consulter ses pairs pour qu’ils prennent la même position.







