Par arrêté du mercredi dernier, le président de l’Université de Lomé (UL), Dodzi Komla Kokoroko fixe le montant des frais de formation dans les grades de Master, de doctorat et au diplôme d’études spécialisées (DES). Cet arrêté prend effet à partir de l’année académique 2017-2018.
Les Master de recherche et professionnels coûteront respectivement aux étudiants togolais 176.000 francs CFA et 376.000 francs CFA. Le doctorat leur reviendra à 301.000 francs CFA.
La Ligue togolaise des droits des étudiants (LTDE), par le biais d’un communiqué, s’insurge contre une « augmentation exponentielle » de 300 à 500% et une mesure « inconstitutionnelle ».
« Cette mesure arbitraire, antisociale, anticonstitutionnelle et génocidaire du président de l’Université et du ministre de l’Enseignement supérieur vise à empêcher les enfants des parents pauvres de continuer leurs Master et leur Doctorat », indique le document signé par le secrétaire général de cette association estudiantine.
Se fondant sur l’article 35 de la Constitution togolaise, la LTDE s’attend plutôt à voir ces frais d’inscription connaître une baisse et non une augmentation.
Pour « préserver la paix et la sérénité sur le campus », la LTDE demande aux autorités gouvernementales et universitaires de revenir sur cette décision. La mise à exécution de cette décision, obligera tous les étudiants à faire appel à « tous les moyens » pour faire échec à son application, dit la ligue présidée par Foly Satchivi.
Va-t-on encore vers des mouvements sur le campus de l’UL ? La rentrée académique est fixée au 30 octobre prochain.







