Les « associations engagées pour la paix » comptent porter plainte contre les organisateurs des manifestations du 5 octobre dernier qui ont, selon elles, engendré des dommages matériels importants.
C’est en tout cas ce qui ressort d’une déclaration lue lors d’une rencontre de sensibilisation contre toutes les violences politiques, tenue au centre communautaire de Bè à Lomé, en présence des chefs traditionnels de ce quartier de la capitale togolaise.
Selon Charles Adjanla, porte-parole de cette organisation, ce qui est frustrant après les « actes d’ agression » issus des manifestations de rue du 5 octobre dernier, c’est qu’aucun parti politique, aucune association, aucune organisation de la société civile, aucune organisation de défense des droits de l’homme, aucun média n’a levé le petit doigt pour condamner.
A en croire des femmes qui se disent commerçantes et revendeuses des denrées alimentaires, regroupées au sein de l’Association pour le développement des activités génératrices de revenus (ADAGRE), une de ces associations, le blocage des voies terrestres lors des manifestations du 5 octobre à Lomé, leur a occasionné plusieurs dommages.
« Ces manifestations nous ont obligé à fermer nos boutiques, étalages de vente et installations commerciales. La perte de nos étalages, saccagés par les manifestants nous a causé des difficultés financières importantes. Ces troubles à l’ordre public ont occasionné une baisse drastique de nos chiffres d’affaires », a indiqué Virginie Allou, porte-parole de ces femmes.
Tout en appelant les uns et les autres à l’esprit citoyen, ADAGRE a invité les chefs des partis politiques de l’opposition à se montrer « responsables » en instruisant leurs militants sur le respect des lois de la République.
Pour rappel, au sein des « associations engagées pour la paix », il y a sept (7) associations, à savoir CJEP, MJP, ADAGRE, JAN, KGV, AJPO et CEVIR.







