Le communiqué de presse sorti le 4 octobre dernier par l’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique Ouest et le Sahel (l’UNOWAS), demandant au gouvernement togolais de fixer rapidement une date pour le référendum, continue de faire bruit.
Cette sortie, selon Agbéyomé Kodjo, dénote la volonté de ces organisations d’aider le Togo à sortir de la crise politique. Cependant, pour le président du parti politique Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS), si la voie référendaire est « pertinente », elle méconnaît l’exception que constitue le contexte politique « fortement tendu » que traverse actuellement le Togo.
« En l’état, une consultation par voie référendaire risque d’être longue dans sa mise en œuvre et substantiellement onéreuse dans son organisation matérielle. Pareille option ne constitue pas une solution immédiate et urgente tendant à conjurer le danger qui guette la nation », note l’acteur politique.
Ce qu’il faut faire au Togo, conseille l’ancien Premier ministre, c’est qu’il est temps que le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé demande une seconde relecture du projet de loi de révision de la Constitution que son gouvernement a envoyé à l’Assemblée nationale dont la majorité l’a adopté, ouvrant la voie à un référendum.
Seule cette prise de responsabilité permettra de décrisper le climat sociopolitique au Togo.
A la majorité parlementaire, M. Kodjo demande de concéder à l’opposition parlementaire l’exercice des prérogatives parlementaires qui lui sont ouvertes, conformément aux dispositions prévues par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, « en accueillant favorablement l’incorporation au projet de loi originel, de tous les amendements adéquats à portée réaliste », souligne-t-il.







