Où va le Togo ? La crise politique qui se secoue le pays de Faure Gnassingbé depuis le 19 août dernier n’ayant pas encore trouvé une solution définitive, risque de se doubler d’une crise sociale faite de revendications de syndicats.
Les agents du ministère de la fonction publique sont en grève de 72 heures depuis ce mardi. Comme si cela ne suffisait pas, c’est la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET) qui vient de saisir les deux (2) ministres en charge de l’éducation, Pr Komi Paalamwé Tchakpélé et Georges Aïdam, d’un courrier tenant lieu de préavis de grève pour les deux (2) premiers jours de la rentrée scolaire 2017-2018 prévue pour le 25 septembre prochain, soit dans moins de deux (2) semaines.
« Le 17 mars 2017, le Premier ministre dans son discours relatif aux revendications des enseignants, avait promis l’adoption du statut particulier avant la rentrée scolaire 2017-2018. A ce jour, à moins de deux semaines de cette rentrée, la CSET est toujours dans l’attente de la réalisation de cette promesse », disent les premières lignes de cette correspondance.
Pour une rentrée scolaire apaisée, la CSET dit attacher du prix aux conditions de vie et de travail des enseignants. Et ces conditions, souligne le courrier, passent par l’adoption et la jouissance effective du statut particulier des enseignants, le règlement définitif du problème de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’annulation des mutations punitives, la résolution du problème des normaliens et l’intégration des enseignants volontaires par un concours spécial.
Ampliation de ce courrier est faite à toutes les institutions de la République, même au président de la République.
On apprend aussi que le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) se prépare pour entrer en jeu.







