La Convention démocratique des peuples africains (CDPA) vient de donner sa position sur la manifestation de rue que le Parti national panafricain de Tikpi Atchadam organise dans cinq (5) villes du pays et les réactions tous azimuts du gouvernement, par l’entremise de deux (2) ministres.
Selon Brigitte Adjamagbo Johnson, présidente du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) et secrétaire générale de la CDPA dans une interview accordée à Global Actu, le gouvernement, au lieu de tenter de tuer cette manifestation dans l’œuf, doit plutôt prendre les mesures pour l’encadrer.
Cependant, a-t-elle, déclaré, « nous sommes en train de constater que le gouvernement, alors qu’une demande régulière a été faite, s’engage dans la voie d’une interdiction de la manifestation ». Cela est « inacceptable », a-t-elle ajouté.
Mme Adjamagbo Johnson semble préoccupée par les menaces du gouvernement. « Ce qui nous choque davantage, ce sont les menaces de violences que le gouvernement a proférées », a-t-elle fait observer avant de mettre en garde le gouvernement contre toute tentative de violence.
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Le PNP projette de marcher demain et depuis hier, le gouvernement, par l’entremise de deux ministres, multiplie les sorties médiatiques pour donner sa position sur cette manifestation. Que pense-t-on à la CDPA ?
La CDPA voudrait s’insurger contre la position du gouvernement, nous ne l’approuvons pas du tout, nous la dénonçons parce que le droit de manifester est un droit garanti en démocratie et un droit dont l’exercice est réglementé. Il revient au pouvoir de protéger ce droit et de faire en sorte que les citoyens, les organisations de la société civile, les partis politiques qui veulent l’exercer, puissent le faire, sans obstacle.
Nous sommes en train de constater que le gouvernement, alors qu’une demande régulière a été faite, s’engage dans la voie d’une interdiction de la manifestation du PNP prévue pour ce samedi. Nous pensons que ce n’est pas normal, c’est inacceptable et ce qui nous choque davantage, ce sont les menaces de violences que le gouvernement a proférées. Cela voudra dire que c’est exprès qu’il décide de réprimer les manifestations, mêmes lorsqu’elles sont les plus pacifiques.
Cette fois-ci, le gouvernement même a commis l’imprudence de dire à l’avance qu’il va commettre la violence. Nous le mettons en garde, si jamais cette violence se produisait, nous défendrons ce droit fondamental que nous avons acquis de haute lutte. Il n’est pas question qu’on nous le retire aujourd’hui.
Le gouvernement, dans son argumentation, dit que le PNP va bloquer la nationale n°1 et il y a même des soupçons que ce parti aurait des accointances avec des réseaux terroristes.
Nous ne sommes pas organisateurs de cette manifestation mais nous avons suivi la réponse du PNP. Le PNP explique très bien que, telle que la manifestation est prévue, il n’y aura pas de blocage de la circulation sur la nationale n°1. Que le gouvernement laisse les gens manifester tranquillement. Quant à ce qui est de cette seconde argumentation, qu’on nous apporte la preuve. Dans tous les cas, le PNP est un parti politique régulièrement enregistré, il a donc le droit de manifester. Et ce droit est commun à tous les Togolais. Ce que nous voyons, c’est que des Togolais veulent manifester et on veut les empêcher, nous ne serons pas d’accord.







