« Les cérémonies nationales de purification peuvent-elles inscrire le Togo dans une nouvelle dynamique ? ». C’est à cette question que Nicolas Lawson, le président du Parti de la rédemption et du renouveau (PRR) a répondu ce vendredi sur la radio Nana FM.
Pour cet acteur politique, c’est avoir « beaucoup d’imagination » que de vouloir purifier un pays qui a connu des « morts » et des « sauvageries » de 1958 à 2005 d’une façon aussi « simpliste ». Ce qui se passe, a-t-il ajouté, est « cynique » et « intolérable ».
« On n’a pas besoin de leur soi-disant purification », a rejeté M. Lawson pour qui, ce sont les gens qui parlent de purification qui doivent plutôt purifier leur conscience. « Ils n’ont pas la capacité, la conscience, la moralité et la spiritualité d’engager une telle opération», a-t-il poursuivi.
Au rang de ces personnes, le président du PRR cite en premier lieu Awa Nana-Daboya, la présidente du Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN).
« En 1998, elle a participé à une opération de hold-up électoral qui a inscrit notre pays dans la continuité de la violence et de la fraude. Elle est partie tranquillement et on lui a donné la récompense. On en a fait la présidente de la Cour de justice de la CEDEAO. Elle revient se mettre au service du régime », a-t-il relevé.
Pour lui, quand on veut faire des opérations de purification, il faut un minimum de conscience, de spiritualité et de moralité. Il s’est aussi révolté contre la décoration du sous-officier de la gendarmerie à la retraite, major Kouloum, dont le nom est cité dans des rapports relatifs aux violences sociopolitiques concomitantes à l’élection présidentielle de 2005.
Aux prêtres et pasteurs des religions catholique, presbytérienne et méthodiste qui ont sorti tour à tour des lettres pastorales pour dénoncer la situation alarmante dans laquelle baigne le Togo sans que les premières autorités du pays en tiennent compte, Nicolas Lawson n’a pas manqué d’envoyer un message. Selon lui, ces hommes en robe doivent dire la vérité au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé au lieu de se prêter à ces « soi-disant » cérémonies de purification.
« Il faut lui dire la vérité, qu’il est entouré des gens maléfiques qui profitent de ce pays et le trompent et que finalement, c’est lui qui sera responsable au lieu de se prêter à ces opérations », a-t-il précisé.







