Le Togo est parmi les pays à faible degré d’innovation. L’indicateur de développement technologique qui mesure le niveau d’utilisation des TIC reste non documenté suffisamment et l’indice mondial de l’innovation qui constate le degré d’innovation dans le pays est bas (18,5/100).
Aussi, bien qu’il y ait une politique sectorielle des technologies de l’information et de la communication (TIC) et d’une politique nationale d’innovation, la Haute autorité en charge de la science, la technologie et l’innovation (HASTI) qui doit jouer un rôle de coordination en STI, n’est pas opérationnelle.
C’est ce que révèle le Rapport 2017 sur les impératifs de capacités en Afrique (RICA), élaboré par la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF) présenté ce mardi à Lomé aux hauts cadres de l’administration publique, les représentants de la société civile, du secteur privé, du monde universitaire , des médias et des décideurs politiques.
Le RICA 2017 est placé sous le thème : « renforcer les capacités en science, technologie et innovation pour la transformation de l’Afrique ».
Dans son mot de lancement de l’atelier, le Directeur de cabinet du ministre de la Planification du développement, Essohanam Edjéou a fait savoir que toutes les innovations ne sont pas capitalisées, ni documentées pour alimenter l’indice mondial de l’innovation et il manque, selon lui, une génération de E-entrepreneurs pour l’adoption précoce d’innovation.
« Nonobstant quelques résultats acceptables, les défis demeurent. Le Togo doit donc se mobiliser davantage autour des enjeux actuels, tels que la question du financement de la recherche scientifique et de l’innovation, de la jeune fille et de la technologie ou du développement des capacités d’utilisation des TIC dans les processus de travail et dans les prises de décision », a-t-il relevé autre autres.
Odilia Gnassingbé, la Directrice exécutive du Centre autonome d’études et de renforcement des capacités pour le développement au Togo (CADERDT), organisateur de la rencontre, a rappelé que le rapport couvre 44 pays d’Afrique et son lancement se fait simultanément dans certains d’entre eux.
Sur l’Afrique, le rapport révèle que les dépenses en recherche et développement de l’Afrique subsaharienne sont en dessous de 1% du PIB.







