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Le chercheur Kounouho Mensah Agbemelo-Tsomafo a présenté ce dimanche à Lomé son travail de recherche sur Togbé Zikpé ou Togbui Zikpi, ce siège ancestral à 5 pieds sculpté de façon monolithique dans un bois spécial chez le peuple Adja-Tado et alliés. Selon ce sachant africain, le tabouret en question, connu pour ses qualités physiques imputrescibles et spirituelles, est sculpté par des initiés des traditions, us et coutumes, cultes et cultures traditionnelles.
Bien souvent, a-t-il communiqué, il arrive que ce soit le Fa qui indique le bois que l’on doit prendre pour sculpter ce trône ancestral à l’importance incommensurable.
Cependant, a-t-il dit, contrairement à ce que la plupart croient, ce tabouret spirituel n’est pas un objet de culte. C’est plutôt, soutient-il, un outil symbolisant un message d’appartenance à une famille, un clan, un groupe ethnique, une région, un peuple, un royaume, un empire, un territoire etc.
« Il n’est pas le siège ou trône des ancêtres que nous vénérons, il en est un vivant symbole. Le siège des ancêtres est allé au tombeau avec nos ancêtres communs », a-t-il lancé à son auditoire.
En ce moment de sa communication, tout le monde se demandait ce qu’allait dire par la suite cet homme de 86 ans, ancien enseignant-chercheur à l’Université de Lomé. Si Togbui Zikpi n’est pas un objet de culte, qu’est-il en réalité ? Si les ancêtres qui l’ont consacré sont partis à leur mort avec leur siège, quel est ce siège auquel on donne une protection renforcée dans un temple et qui est recouvert d’un tissu blanc ? Quelle est alors son importance pour les communautés Adja-Tado et alliés ?
Le sacrum et le siège ancestral
Le siège, a révélé M. Agbemelo-Tsomafo, « est une partie du corps humain dont la base osseuse est formée des os du bassin et dont le sacrum est le pilier. Il n’est pas du bois ».
Pièce osseuse formée par la soudure des 5 vertèbres sacrées et s’articulant avec les 2 os de la hanche, le sacrum ou Kpetapu en Ewe, fait partie du bassin dont le rôle principal est de supporter le poids du haut du corps. Il constitue également le trait d’union entre ce dernier et la colonne vertébrale. Grâce à son canal sacral, le sacrum protège les nerfs rachidiens.
Le conférencier annonce donc que c’est la pièce maîtresse dans l’art du mouvement libre, une région osseuse qui commande les mouvements harmonieux, élégants, beaux, de finesse, d’élégance ou de guerre de tous les êtres humains et des animaux.
Le sacrum présente 8 petits trous alignés en 2 rangées de 4 trous comparables au binaire utilisé dans le Fa et l’ordinateur.
Apparu au XIVè siècle, le sacrum est bien connu de tous les peuples. C’est de lui que naît le yoga et le chakra racine. Les Grecs le connaissaient sous le nom ‘herion osteon’ (os temple). Sa sacralité vient de son rôle lors de la reproduction ou du fait qu’il fait partie des os d’animaux donnés en sacrifice aux Dieux. Selon le conférencier, tout le bassin et ses os constitutifs sont sacrés depuis les actes d’accouplement jusqu’à la délivrance de l’enfant. Il s’agit alors du ‘chemin de la vie’.
Premiers hommes sur terre et inventeurs de la science, les Africains ne peuvent pas ne pas connaître cet os sacré. Chez le peuple Adja-Tado et alliés, le sacrum est le siège ancestral Togbui Zikpi et il représente le premier signe du Fa (Gbè Mèdji). Le bassin et ses os constitutifs étant mortels, seul un tabouret imputrescible le remplace dans un temple. Voilà le symbolisme du siège sacré !
Togbui Zikpi, ce tabouret à 5 pieds dont les rebords du dessus se relèvent légèrement vers le haut, est à la base du culte des ancêtres. Ce dernier est apparu au moment où les ancêtres africains faisaient plusieurs constatations relevant du conscient ou de l’inconscient, des rêves, des messages reçus se réalisant ou des événements heureux ou malheureux annoncés par des connus ou des inconnus, le don de voyance etc.
« Lorsqu’une famille ou un peuple perd son trône ancestral, la lignée est foutue ou vidée de sa substance. La cohésion de toute la communauté est détruite. Cela vide l’énergie spirituelle du peuple », informe le conférencier.
Ces révélations profondes sur le siège ancestral, contenues dans un support disponible, consacrent encore une fois la haute portée scientifique de la spiritualité africaine. Une scientificité ignorée en Afrique par les ‘intellectuels’ qui ont toujours recours au mimétisme dans tous les domaines.
Le support des recherches sur le trône ancestral est disponible au +228 98 41 26 32
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