mercredi, juillet 29, 2026
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    Droits des femmes : 2è, 3è ou 4è femme d’un homme ou ‘électron libre’ ? Pour cette Burkinabè, le choix est clair

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    Ce dimanche 8 mars 2026 a été célébrée la journée internationale des droits de la femme. Dans plusieurs pays africains, il y a eu des manifestations festives. Des célébrations qui oublient souvent l’essentiel ou de pointer du doigt les vraies causes des problèmes des femmes en Afrique et qui cachent des réalités individuelles et collectives tristes chez les femmes africaines. Au Burkina Faso, une femme politique issue de la famille royale du Moogho Naaba lève un coin de voile sur ce qui se passe relativement à la recherche effrénée de la monogamie.
    Invitée sur une chaîne burkinabè dans le cadre de la célébration de cette journée 2026, Yabré Juliette Kongo a craché des vérités qui font mal. La Promotrice du musée de la femme de Kolgondiessé persiste et signe : « c’est mieux que les hommes épousent 8 femmes chacun que de laisser les filles traîner dans les rues la nuit en faisant la prostitution. Je préfère être 20è femme que de rester dehors en électron libre et chacun vient faire de moi ce qu’il veut. Je refuse ça pour nos enfants ».
    Cette phrase silencieuse mais profonde qu’elle a déjà prononcée sur une autre chaîne, laisse entrevoir une réalité qui coupe radicalement avec ce que les femmes africaines ont vécu jusqu’à un moment donné.
    Selon elle, la lutte pour les droits des femmes est fondamentale. Elle ajoute que la femme a des droits inaliénables. Cependant, elle accuse les femmes africaines d’aujourd’hui de lutter pour une cause qui n’existe pas. Elle dénonce ainsi la situation de monogamie dans laquelle presque toutes les femmes africaines veulent restées.
    Quand on lutte pour avoir les mêmes droits au niveau des services et des postes de responsabilité, c’est bon, dit-elle.
    « Une femme fonctionnaire d’Etat, qui a les mêmes diplômes qu’un homme, doit être son égale sur le plan salarial. Cette lutte, je la mène jusqu’au bout. En politique, si on veut prendre 2 députés, il faut prendre un homme et une femme. Cette lutte, je vais la mener. Mais mener une lutte aveugle, se dire que si ce n’est pas les femmes, rien d’autre, c’est être bête », a-t-elle précisé.
    Pour cette femme burkinabè très respectée, le pourcentage des femmes seules est supérieur à celui des hommes.
    « La moitié des femmes du Burkina Faso sont des femmes célibataires et responsables de foyer. Je ne parle pas de celles qui ont perdu l’époux et qui sont obligées de vivre seules. Je parle de celles-là qui ont dépassé le mariage et qui sont restées sans se marier, en se disant qu’elles sont émancipées et très bien instruites », souligne-t-elle avant de prévenir que dans 10 ans, ces femmes vont se tuer à cause des hommes.
    Pour les femmes d’aujourd’hui, c’est la monogamie ou rien d’autre. La polygamie est à proscrire à tout prix. A ce propos, Mme Kongo pense que ce n’est pas une mauvaise chose que d’imiter quelque chose. « Il faut, lance-t-elle, imiter de façon à ce que l’imitateur soit lui-même épanoui ».
    Cette situation sociale qui gangrène la société burkinabè et très répandue en Afrique, est due, selon cette femme politique, au matérialisme que les occidentaux sont venus semer en Afrique. Elle est, poursuit-elle, le propre de la nouvelle génération de femmes africaines qui ont le BAC+5. Les femmes qui ont été éduquées dans le registre de l’ancienne école, appuie-t-elle, n’ont pas ce genre de problème.
    Yabré Kongo a donc invité les Africains à éduquer les enfants dans les réalités africaines, de sorte que demain, la femme redevienne le socle de la communauté africaine.
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