- Advertisement -
Dans quelques jours, sera célébrée la journée internationale de la femme, également connue sous l’appellation de journée internationale des luttes des droits des femmes. Consacrée par les Nations Unies en 1977, cette journée est devenue incontournable dans plusieurs pays africains.
Plusieurs organisations de défense des droits des femmes sur le continent se saisissent de cette occasion pour mettre en exergue les conditions de la femme. Cette célébration est devenue presque une occasion de fête dans les pays africains où on voit les femmes arborer des pagnes à l’effigie du 8 mars, organisant des festivités où on chante, danse, mange et boit.
Au Burkina Faso, un pays de l’Afrique de l’ouest, les autorités choisissent de mettre fin aux festivités qui entourent cette journée internationale. A partir du dimanche 8 mars 2026, les défilés et les réjouissances qui tournent autour de cette journée ne seront plus vus dans les rues de Ouagadougou et dans les 17 régions du pays.
La ministre de la famille et de la solidarité, Pélagie Kaboré annonce à la place de ces réjouissances, des initiatives structurantes pour promouvoir l’économie nationale, notamment la célébration du textile local (pagne Dan Fani et Koko Dunda).
L’objectif, selon les autorités burkinabès, c’est de renforcer l’autonomisation économique des femmes à travers des actions à fort impact, en cohérence avec la dynamique de transformation impulsée au plus haut sommet de l’Etat.
Cette journée, au Burkina Faso, deviendra ainsi un moment d’engagement patriotique et de réflexion en lieu et place des manifestations à caractère essentiellement festif constatées ces dernières années.
De la nécessité de repenser cette journée en Afrique
Quelles sont les raisons qui sous-tendent les festivités du 8 mars en Afrique ? C’est la grande question que se posent plusieurs analystes. Née du contexte des mouvements sociaux au tournant du XXè siècle en Amérique du nord et en Europe, cette journée n’a donc rien à voir avec l’histoire de la femme africaine. Rien donc ne justifie les manifestations à caractère festif de cette journée en Afrique. Si les Africains choisissent de la célébrer, ce devrait être autour de réflexions pour redonner son vrai visage à la femme africaine.
En effet, contrairement à la femme occidentale qui, jusqu’au début du XXè siècle au moins, a presque été chosifiée, la femme africaine a de tout temps été au centre de la vie familiale, sociale, politique, spirituelle et même économique des communautés africaines. Cette journée devrait donc être une occasion pour rechercher les véritables causes de la descente aux enfers de la femme africaine et les solutions idoines pour lui donner ses lettres de noblesse, sans mimer qui que ce soit.
- Advertisement -







