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L’Alliance des Etats du Sahel (AES) va lentement mais sûrement vers la consécration des rites et rituels traditionnels dans sa recherche de la souveraineté. Au plus haut sommet de cette confédération de 3 pays (Burkina Faso, Mali et Niger), on va vers un retour et un recours aux sources traditionnelles africaines pour se protéger de l’ennemi. Du 25 au 27 janvier derniers, s’est tenue à Bamako au Mali, la 3è rencontre solennelle des cultes mystiques endogènes.
Mieux que les 2 premières rencontres précédemment tenues à Ouagadougou et à Niamey, cette 3è rencontre organisée par l’Association Faso Kanu Blonba (AFKB) et qui a réuni les pratiquants des cultes mystiques des 3 pays marque une étape cruciale, celle de la réappropriation du patrimoine immatériel africain longtemps méprisé.
Une pratiquante de la science africaine, présente à cette rencontre
Chercheurs et gardiens des temples ont discuté de la transmission du savoir culturel africain fort et la place de la spiritualité africaine dans la société africaine dite contemporaine. Des recommandations ont été prises, et on attend à travers elles une nouvelle politique confédérale de protection et de sécurité.
« Nous souhaitons retourner aux sources, préserver nos rites et œuvrer à partir des traditions. Notre objectif, c’est d’aider nos peuples tout en nous aidant nous-mêmes. Nous pratiquons des rituels mystiques et nous sommes ouverts à tous à condition de partager un esprit patriotique », a déclaré Mathieu Doumbia, président de l’AFKB.
Selon lui, la reconquête de la souveraineté a pour socle, le retour aux sources traditionnelles.
Interrogé sur les objectifs précis de cette rencontre, voici ce que Konomba Traore, un maître Dozo dit : « la culture, une arme de combat, d’ailleurs la plus redoutable, est l’héritage précieux que nos ancêtres nous ont laissé, un héritage fait de choses matérielles et de choses immatérielles. La connaissance est à la fois mystique et scientifique et c’est ce savoir-là que nous voulons mettre à la disposition de nos peuples ».
Il a cité pêle-mêle la médecine traditionnelle, les armes mystiques.
Selon lui, un peuple qu’on a réussi à acculturer, c’est-à-dire en le privant de vivre dans sa culture, est perdu. « Et c’est ce que les blancs ont fait », a-t-il précisé, ajoutant que la colonisation n’a pas été que militaire et économique, elle a été surtout religieuse.
Ne dit-on pas qu’il n’y a rien de plus nocif pour une communauté que de vivre et grandir sous le prisme d’une autre ? A terme, elle en devient l’esclave…
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