- Advertisement -
Le Palais des congrès de Lomé a accueilli ce dimanche une conférence inédite. Prof. Mamadou Babou Niang a d’abord informé et formé le public sur les traitements rapides de certaines maladies dites incurables. Ce Malien qui, depuis 43 ans appelle à un retour à la culture africaine, a ensuite démystifié plusieurs pratiques néfastes de certains détenteurs de secrets magiques. Il a enfin démontré comment la culture africaine peut contribuer à la prévention et au règlement des conflits en Afrique.
Cette première grande conférence internationale de Lomé sur la place des savoirs dits endogènes africains est la 7637è du genre de ce sachant africain qui a fait le tour du monde. Cette conférence de Lomé, organisée par le Réseau panafricain des sciences endogènes et du patrimoine ancestral, a vu la présence de Togbuigan Mawuko Adela Aklassou IV, chef canton de Bè et Sa Majesté Dah Djomanmounso, un haut dignitaire béninois, président du Haut-conseil en charge des valeurs spirituelles au sein du Mouvement international pour la construction des identités collectives des diasporas afro-descendants et des sociétés civiles africaines (MICIC)
Le public a eu devant lui un conférencier très convaincant qui, par le biais d’astuces et de démonstrations réelles, s’est attaqué à la magie blanche occidentale qui, selon lui, n’est rien d’autre qu’un jeu de rapidité et de prestidigitation. Il a aussi décrit les arcanes de la magie noire des faux marabouts et de ceux qu’ils qualifient de petits charlatans.
Il n’a pas manqué de parler de la sorcellerie qui, a-t-il lancé, devrait être quelque chose de bénéfique pour les Africains. A son auditoire, il a appris à reconnaître un sorcier, les moyens par lesquels ils s’attaquent aux paisibles personnes et ce qu’il faut faire pour se mettre définitivement à l’abri de leurs faits et gestes. Il a, par son savoir-faire, dénoncé les brebis galeuses qui, a-t-il lancé, n’ont rien à voir avec la culture africaine.
Prof. Babou Niang a déballé sur la magie rouge qui est la connaissance des plantes et des animaux, une magie qu’il promeut. Il a su transmettre à son auditoire que rien ne vaut la culture africaine. Il a exposé des solutions efficaces émanant de cette culture, à travers la connaissance des plantes et des animaux.
« Je suis dans la valorisation de la culture africaine depuis 43 ans. On nous a imposé une culture, mais on ne se décourage pas. Aujourd’hui, l’Afrique est en train de se réveiller. J’ai démontré que si les petits marabouts et les petits charlatans étaient capables de multiplier de l’argent, ils allaient le faire d’abord pour eux-mêmes. Il faut travailler pour avoir de l’argent », a-t-il dit.
Selon lui, l’Afrique, depuis la colonisation, est dans l’imitation des cultures occidentale et arabe. « C’est très dangereux », a-t-il prévenu.
Présents à cette conférence du début à la fin, Sa Majesté Djomanmounso et le chef canton de Bè, Togbui Aklassou IV ont dit ce qu’ils pensent des enseignements du Malien.
Pour le Béninois, c’est une conférence de partage et d’éveil de conscience. « L’Afrique a des valeurs qu’il faut promouvoir. Par exemple, la valeur médicinale a été mise à contribution par le conférencier. Notre culture est n’est une culture de folklorisation, de superstition et de théâtralisation mais c’est une culture qui comporte des solutions efficaces aux différents problèmes que la nature nous impose », a-t-il précisé.
Togbuigan Aklassou s’est dit vraiment rassasié du contenu de l’enseignement et a promis jouer de son poids pour qu’une nouvelle conférence soit organisée à Lomé. « Nous avons besoin qu’on nous ouvre les yeux parce que nous sommes dans une obscurité pas possible. Il va falloir que les Africains se réveillent », a-t-il souhaité.
- Advertisement -







