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Depuis un moment, le groupe Yehoue Guedehoungue fait la pluie et le beau temps au Bénin, l’un des rares pays africains qui fait depuis plusieurs décennies la part belle à la tradition et à la culture africaines. Ce groupe béninois de musique d’inspiration rituelle composé par des frères des célèbres groupes ‘Les Frères Guedehoungue’ et ‘2G Guedehoungue’, a annoncé mercredi dernier sur Sazué FM, la dernière née des radios au Bénin, son 3è album.
Trois (3) ans après la sortie de leur 2è album intitulé Miwonovi (2022), ces fils du Vodoun s’apprêtent à sortir leur 3è album. En attendant, ils invitent les Béninois et les Africains à consommer à satiété leur nouveau single intitulé Clekpo-Zankpo, une chanson qui en dit long sur l’impossibilité pour le léopard, l’un des fauves les plus virulents au monde, de tuer le hérisson.
Ils ont également annoncé que dans la foulée de la sortie de ce nouvel album, qu’ils seront du côté de la Côte d’Ivoire en décembre prochain.
A l’occasion de cette interview exclusive, les membres de ce groupe traditionnel ont répondu à plusieurs questions que beaucoup se posent, sans jamais avoir la réponse adéquate.
Selon Guidi Yehoue, l’un des membres du groupe, Yehoue Guedehoungue est composé de personnes nées de la célèbre famille Guedehoungue, avec à sa tête le richissime et grand prêtre Vodoun, feu Sossa Guedehoungue.
« Nous sommes des adeptes Vodoun et nous chantons pour porter haut la tradition et la culture de nos ancêtres. Nous le faisons pour que toute la population africaine se porte à merveille. Notre inspiration nous vient des multiples incantations et proverbes que nous connaissons dans le panthéon Vodoun », a-t-il expliqué.
Les auteurs des chansons Sikode (libation) et Kpoli vovo (différents signes du Fa) ont aussi épilogué sur les raisons qui sous-tendent leur fort attachement aux Vodoun.
« Dans la famille de Sossa Guedehoungue, notre grand-père, nous ne connaissons que le Vodoun et nous sommes dans plusieurs Vodoun. Mais, il y a particulièrement un Vodoun du nom de Glingba Assa représenté par une balafre sur le visage de tous les Guedehoungue. On naît avec ce Vodoun. Nous faisons tout pour ne pas violer les interdits de cette divinité parce qu’elle nous protège sur tous les plans », a fait savoir l’un d’entre eux.
A cette divinité cardinale, le groupe Yehoue Guedehoungue a aussi ajouté plusieurs autres Vodoun auxquels ils doivent toute leur vie, notamment Flamani Kokou, Gabada, Agbo Etchikankou et autres.
« Nous sommes des gens qui jouissent d’une profonde liberté à cause des Vodoun. Nous connaissons ce dans quoi nous sommes. C’est à toutes ces divinités protectrices que nous chantons. Nous sommes fiers d’être nés dans le Vodoun », a salué un autre.
Pour eux, il n’y a pas mieux que le Vodoun. Ils disent à qui veut l’entendre que tout ce qu’on peut trouver de bien ailleurs, l’Africain l’a mieux encore dans le Vodoun, qui plus est une propriété de ses ancêtres.
Ces jeunes béninois ont lancé un appel aux jeunes Africains : faire tout pour connaître leur tradition et leur culture.
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