mercredi, septembre 16, 2026
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    Togo : l’association EKINA conduit les journalistes dans les méandres des VBG

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    L’association EKINA veut voir les journalistes togolais jouer de tout leur poids dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et les stéréotypes. Ce lundi, cette association féministe qui porte le site d’information EkinaMag, accessible à l’adresse www.ekinamag.com, est allée au fond de ces violences et a discuté avec les participants, du rôle et des responsabilités des médias vis-à-vis de ces violences et des différents stéréotypes.
    Un atelier de formation qui s’inscrit dans le cadre du Projet ‘Implication des médias dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et les stéréotypes au Togo’ porté par l’association et financé par Fonds Pananetugri qui, selon les informations, est le premier fonds féministe d’Afrique de l’ouest, dirigé par des jeunes filles et jeunes femmes (JFF).
    L’état des lieux
    Selon Ida Badjo, vice-présidente de l’association EKINA, les VBG sont en constante évolution dans le monde, ce, malgré l’existence des instruments juridiques internationaux et nationaux de protection. Pour s’en convaincre, elle a cité 2 études. La première, publiée en 2019 par ONU femmes, révèle que l’Afrique est la région du monde où les femmes ont le plus de risques d’être tuées par un partenaire intime ou un membre de la famille. L’autre étude, de l’organisation mondiale de la santé fait savoir qu’une femme sur 3 au monde a été violée, battue, forcée à l’acte sexuel ou abusée du moins une fois dans sa vie.
    Au Togo, dira la responsable de l’association, les résultats de l’enquête Afrobaromètre de mars 2022 révèlent que pour près de la moitié des Togolais, il est justifié que l’homme batte sa femme lorsque celle-ci pose un acte qu’il n’a pas aimé.
    Rôle et responsabilités des médias
    Selon l’association organisatrice de la formation, si les VBG et les stéréotypes constituent des obstacles majeurs à l’égalité des sexes et au développement, les médias, eux, sont des vecteurs importants dans l’éducation et la sensibilisation de l’opinion qui peuvent soit faire perpétuer les stéréotypes de genre, soit contribuer à leur déconstruction. Tout, selon Hélène Doubidji, coordinatrice de l’association EKINA, peut se passer lors de l’interview d’une victime de VBG, dans la titraille ou le contenu des articles, dans les mots utilisés à la radio ou à la télé.
    Hélène Doubidji, coordinatrice du projet
    « Ils sont un maillon essentiel à ne pas négliger, si l’on veut mettre fin aux violences basées sur le genre. Nous organisons cet atelier afin de former et de sensibiliser les journalistes sur l’importance de leur rôle dans la lutte contre ces violences. Un traitement journalistique pertinent, juste, précis, permet de prendre la mesure de l’ampleur de ce phénomène de société et d’en changer l’image dans le grand public pour éviter la banalisation de ces violences et faire en sorte qu’elles ne restent pas impunies », a-t-elle lancé.
    A propos de l’association EKINA
    Elle est créée le 30 juillet 2021 avec pour objectif de défendre un travail journalistique respectueux de la déontologie et l’intérêt général, en favorisant une meilleure représentation des femmes. Elle veut, entre autres, former et sensibiliser les élèves et étudiants en journalisme et les médias sur les questions d’égalité homme-femme.
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