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Neuvième cause de décès des jeunes dans le monde, la route est malheureusement la première cause de décès des sujets jeunes (25-29 ans) au Togo. A cette problématique, s’ajoute une 2ème, la complication des lésions dues aux accidents de route. Environ un patient sur 3 a des problèmes de prise en charge par rapport à sa vie. Les lésions élisent très souvent domicile sur la tête, les membres ou le thorax. Ce n’est pas tout. A ces 2 problématiques suscitées s’ajoute une 3ème : les réponses sont inefficaces.
Ces informations viennent de l’Association pour l’ostéosynthèse (AO Alliance). La branche togolaise de cette organisation suisse veut mettre l’accent sur la communication pour freiner un tant soit peu la traumatologie routière. Elle a, dans cette optique, formé des professionnels de médias sur la problématique de prise en charge des fractures.
« L’AO Alliance Togo, branche de l’AO Alliance, est une organisation réputée pour son engagement en faveur de l’amélioration des soins aux patients traumatisés, surtout la traumatologie routière. Elle a été lancée au Togo et dans plusieurs pays africains avec pour objectif unique et ambitieux d’améliorer le pronostic des patients accidentés de la route. Cette mission ne pourra être effective et parfaitement remplie sans une bonne communication. Il est donc important d’amener les professionnels des médias de notre pays à avoir une bonne compréhension des objectifs de l’AO Alliance ainsi que des domaines d’intervention et des défis », a indiqué Prof. Anani Abalo, médecin traumatologue et orthopédiste et premier responsable de l’AO Alliance au Togo.
Pour Prof. Gamal Ayouba, médecin traumatologue et orthopédiste et secrétaire général de l’AO Alliance Togo, la problématique est donc inquiétante. « On ne comprend plus rien et il faut oser dire que c’est une épidémie silencieuse », a-t-il souligné.
Au Togo, l’état des lieux de la traumatologie routière laisse voir que 70% des lésions sont traumatiques, 20% sont des complications de traumatisme et le reste (10%) est pris par les infections, les arthroses et les tumeurs.
Plus inquiétant est le fait que 60 à 80% des patients vont aux urgences et les engins à 2 roues participent à hauteur de 70% à ces chiffres alarmants. Aussi, faut-il ajouter que les traitements sont coûteux et les séquelles des accidents de la circulation sont handicapantes.
Pendant ce temps, seulement 7% du budget national sont consacrés à la santé, très loin des recommandations. On ne doit pas oublier de préciser qu’au Togo, en 2024, il n’y a que 23 chirurgiens traumatologues, soit un chirurgien pour 369.565 habitants. Et le parcours patient traumatisé est faible. Il n’y a qu’un seul médecin rééducateur pour tout le Togo. Le plateau technique est toujours en amélioration et le transport médicalisé est très faible. La preuve, il n’y a ni hélicoptère, ni ambulance médicalisée.
Pour AO Alliance Togo, même s’il y a beaucoup de progrès en 10 ans, les défis sont nombreux notamment augmenter le budget de la santé, améliorer l’organisation des urgences et l’accès aux soins en urgences. L’organisation pense aussi au renforcement du plateau technique et du personnel soignant.
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