L’un des enjeux des produits locaux mis sur le marché par les entrepreneurs agroalimentaires au Togo, c’est que la population consommatrice ne connaît vraiment pas leurs valeurs nutritives. Certaines entreprises ont retenu la leçon et se battent dans ce domaine.
Qu’en est-il des épices, ces substances aromatiques dont on se sert pour l’assaisonnement et qui donnent une odeur forte et agréable aux repas ?
La patronne de ‘Marthe et fille’, une entreprise spécialisée dans la transformation, le conditionnement et la commercialisation des épices et des légumes de marque ‘Soumbissi’, une entreprise sise à Kpandiyo à Sotouboua (330 km au nord de Lomé), s’explique.
« La cuisine africaine est caractérisée par la présence de plusieurs épices, surtout celles qui piquent; en occurrence, le gingembre, l’ail, le piment rouge, le poivre, le clou de girofle, l’anis étoilé, le cumin, etc. Cependant, notre mission consiste à offrir une alimentation saine et thérapeutique à nos consommateurs à travers des épices de qualité. Pour la plus part des épices, elles sont reconnues comme indispensables au bien-être des populations et pouvant être substituées aux prescriptions habituelles pour traiter plusieurs maux », a souligné Doga Alai.
L’entreprise nourrit, selon elle, la vision d’instaurer ses produits dans les habitudes alimentaires et médicinales en, dit-elle, améliorant la qualité et en augmentant la capacité de production en vue de satisfaire la demande.
Elle compte sur l’accompagnement du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA SA) pour l’acquisition des machines adéquates et de forte capacité de production.
Démarrée timidement en 2008 avec un seul produit (piment de table), l’entreprise en est aujourd’hui à une dizaine de produits. Il s’agit du mélange d’épices, du gingembre, du curcuma, des poivres noir et blanc, et bien d’autres produits. Aujourd’hui, l’entreprise a réussi à améliorer la qualité de ses produits et à mieux se positionner sur le marché.
C’est grâce à un appui technique et managérial de la FAO, en partenariat avec l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA). Elle a aussi bénéficié des actions du gouvernement à travers l’entrepreneuriat des femmes.





