L’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et le candidat autoproclamé président de la République à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, Agbéyomé Kodjo, pourront-ils se rendre à la marche qu’ils organisent ce vendredi ? Tôt ce matin, le domicile respectif de ces 2 personnalités a été bouclé par les forces de l’ordre.
Selon les informations, il n’est pas possible, ni de rendre chez eux à la maison, ni à eux de sortir de chez eux. Un dispositif sécuritaire de taille entoure les rues et ruelles du quartier d’Amandahomé et de Forever où ils résident.
Cette manifestation pour crier haut et fort qu’ils rejettent les résultats provisoires de l’élection présidentielle proclamés dimanche dernier par la CENI, est prévue pour démarrer à 14 heures. On attend de voir…
Cette mesure prise par les autorités togolaises, fait suite à la sortie hier soir du ministre en charge de l’Administration territoriale. Payadowa Boukpessi estime que la manifestation prévue sur ce vendredi est ‘illégale’.
Jeudi, lors de la rencontre de plusieurs de ses militants pour annoncer le programme de la marche, Agbéyomé Kodjo a fait savoir qu’il est vrai que la population togolaise attend impatiemment que le ‘vrai’ gagnant de l’élection présidentielle puisse prendre le pouvoir. Cependant, a-t-il déclaré, ‘nous ne dormons pas’.
Selon le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro, des actions diplomatiques se multiplient en vue de faire revenir la CENI sur ses résultats.
« Nous entreprenons des démarches diplomatiques qui commencent par donner des résultats et je suis sûr que dans les jours et semaine à venir, la CENI reprendra sa copie. Dans le monde entier, tout le monde sait que c’est Agbéyomé Kodjo de la dynamique Kpodzro qui a gagné les élections. Que ce soit aux Etats-Unis, en Allemagne et chez nos voisins. Ce que les observateurs qui ont bien mangé et alourdi les kilos ont déclaré n’engagent qu’eux-mêmes », a-t-il lancé.
Le candidat arrivé 2ème, selon les résultats provisoires, a aussi saisi la Cour constitutionnelle de l’annulation du scrutin présidentiel dans un certain nombre de préfectures où, dit-il, « la fraude a fait exploser les urnes ».





