Le Togo devient le premier pays de la région africaine de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à avoir éliminé la filariose lymphatique comme problème de santé publique. Il s’agit d’une infection parasitaire transmise par les moustiques et qui se manifeste par une augmentation anormale ou importante du volume de certaines parties du corps dont les membres inférieurs (éléphantiasis ou gros pied) ou des parties génitales (grosses bosses pour les hommes).
La certification officielle de l’élimination de cette maladie a été faite aux autorités togolaises par Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS.
Dans un communiqué dont copie est parvenu à Global Actu, les autorités togolaises parlent d’un succès « historique ». Elles saluent les efforts déployés par tous les acteurs de la santé dans cette lutte et remercient aussi les partenaires, en particulier l’OMS pour son engagement permanent dans la recherche du bien-être sanitaire de la population togolaise.
D’après le document, depuis l’appel lancé par l’OMS en 1997, demandant à tous les pays de faire des recherches sur cette maladie, le Togo a en 2000 mis en place un Programme national d’élimination de la filariose.
« La même année, la distribution de masse de médicaments a démarré dans la préfecture de la Binah pour être étendu ensuite à 8 autres préfectures endémiques en 2003. Ainsi, entre 2000 et 2009, 6 à 8 tours de campagnes de distributions gratuites de médicaments ont été menées et ces tours ont permis de réduire de façon significative la prévalence à la filariose lymphatique dans les zones à risque », indique le communiqué.
Selon les données, dans 54 pays dans le monde, 947 millions de personnes sont sous la menace de la filariose lymphatique et nécessitent une chimiothérapie préventive pour stopper la propagation de cette maladie.







