Selon un rapport de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), le paludisme est la principale cause de décès en Afrique subsaharienne. Au sein des 15 Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), poursuit cette étude, 70% des décès sont dus à cette maladie et toutes deux (2) minutes, un enfant meurt.
Grâce à l’introduction de nouvelles stratégies, notamment la chimio-prévention du paludisme saisonnier, la multisectorialité et le vaccin RTS en phase pilote, des progrès ont été obtenus. Cependant, ces derniers sont encore fragilisés compte tenu de la résistance des vecteurs aux insecticides et aux antipaludiques. Bref, le chemin est encore long pour endiguer résolument cette maladie.
C’est pour marquer encore des pas que les délégués des 15 pays de la CEDEAO sont en conclave à Lomé ce jeudi.
Selon Dr Tété Amouh, Chargé des maladies transmissibles au sein de la CEDEAO, il faut continuer à agir sur la prise de conscience des populations et des dirigeants. « Entre-temps, cette maladie a été banalisée mais de plus en plus, on comprend que cette maladie n’est pas seul un frein en matière de santé mais surtout une question de développement », a-t-il déclaré.
Au Togo, en 2015, le taux national de mortalité était de 16 pour 100.000 habitants. En 2016, ce taux est passé à 11 pour 100.000 habitants. Autrement dit, globalement, la mortalité diminue et sur le plan intervention de lutte, il y a eu des innovations.
« Nous avons constaté que dans certaines parties de notre pays, surtout la région septentrionale, il y a recrudescence des cas. A partir du mois de juillet, une vaccination systématique de tous les enfants de moins de 5 ans aura lieu et la prévention chez la femme enceinte », a rappelé Dr Tina Atchou-Oubou, Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme.







