La mission diplomatique ONU-CEDEAO envoyée à Lomé par Antonio Guterres et Jean Kassi Brou dans le cadre du processus électoral devant conduire au scrutin présidentiel en 2020, a pris fin mardi. Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial des Nations Unies en Afrique de l’ouest et du Sahel et sa suite ont rencontré les autorités togolaises, des partenaires nationaux et internationaux et des partis politiques comme UNIR, UFC, NET-PDP, ANC et le CAR. On apprend que les 2 émissaires de cette mission ONU-CEDEAO ont fait des promesses à l’opposition.
Qu’a dit le parti au pouvoir aux émissaires de l’ONU et de la CEDEAO? En attendant de le savoir, on a appris que la délégation de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) conduite par Jean-Pierre Fabre a remis à M. Ibn Chambas, un mémorandum devant permettre d’améliorer le cadre électoral en vue de garantir des élections exemplaires.
Le document comporte plusieurs parties, notamment sur le recensement électoral pour un fichier transparent, la participation équitable de l’opposition et sa représentation à la CENI et ses démembrements, la recomposition de la Cour constitutionnelle, l’authentification des bulletins de vote, la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, l’observation électorale internationale et le vote de la diaspora.
« Nous n’avons pas manqué de rappeler à ceux qui étaient devant nous, qu’ils sont des habitués de la situation dramatique qui prévaut au Togo depuis des décennies. Ibn Chambas sait que ce qui se passe au Togo est d’une gravité exceptionnelle. Je ne sais pas si dans un Etat du continent africain, il y en a pareil », a souligné Me Yawovi Agboyibo, président du Comité d’action pour le renouveau (CAR), après avoir rencontré la mission.
L’opposant de Faure Gnassingbé dit avoir informé ses vis-à-vis qu’à chaque élection, tout est mis en place au Togo pour que, dira-t-il, « la volonté exprimée par les populations ne soit pas reflétée ».
En réponse aux inquiétudes exposées par ces partis d’opposition, MM. Ibn Chambas et Behanzin ont promis de retourner auprès de leur ‘chef’ respectif que sont le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et Jean Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO pour leur rendre compte.
En plus de cette réponse diplomatique, les 2 émissaires ont promis à l’opposition que tout sera fait pour arriver à un allègement de la situation ‘institutionnelle’.





