jeudi, octobre 8, 2026
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    Togo: la coalition des 14 va se muer en ‘grand mouvement citoyen’ pour une autre phase de la lutte

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    Une nouvelle phase de la lutte pour la libération du Togo des mains du régime de Faure Gnassingbé, commence ce mercredi pour la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. C’est en tout cas ce que les 14 responsables de cette coalition ont annoncé devant la presse.

    La principale coalition des partis politiques de l’opposition appelle toutes les forces vives de la nation togolaise à se lever comme un seul homme dans toutes les localités du pays et à prendre part le 12 janvier 2019 à des marches de protestation. La coalition appelle également tous les Togolais, au-delà de toutes appartenances partisanes, à s’inscrire dans un ‘grand mouvement citoyen de libération nationale’.  

    Selon la déclaration de circonstance lue à cette rencontre avec la presse, intitulée ‘Etat de terreur, appel à la résistance populaire’, ce grand mouvement aura une tâche ardue. Il s’agit de lutter pour l’avènement des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales avant l’organisation d’élections démocratiques et transparentes, d’obtenir la libération des personnes ‘arbitrairement détenues’, le retour des réfugiés et la levée de l’état de siège dans plusieurs localités ainsi que l’arrêt de la destruction des biens et l’enlèvement des citoyens, des autorités religieuses et des leaders d’opinion.

    Selon Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition togolaise cette conférence de presse est capitale car, a-t-il souligné, elle annonce la fin d’une phase et le début d’une nouvelle phase dans laquelle tout le monde doit se sentir concerné.

    « Nous allons réfléchir avec les acteurs de ce mouvement des orientations précises à l’action qui sera menée avec la mobilisation de toutes les populations », a déclaré Brigitte Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la coalition des 14 partis de l’opposition.

    Elle n’a pas manqué de féliciter les acteurs de la phase qui vient de prendre fin avec les élections législatives du 20 décembre dernier, notamment les populations togolaises de l’intérieur et de la diaspora, les organisations de la société civile, les autorités religieuses et les personnalités dont l’implication n’était pas visible pour libérer, dit-elle, le Togo de la ‘dictature plus que cinquantenaire qui se débat pour se maintenir envers et contre tous’.

    La coalition des 14 a réaffirmé la volonté du peuple togolais à avoir des changements ‘profonds’ et non une ‘parodie d’élection’ à laquelle, disent les responsables de la coalition des 14, la CEDEAO a apporté son aval.

    Elle s’est également indignée de la manière dont l’organisation sous régionale qui assurait la facilitation de la crise sociopolitique togolaise, a mis fin au mandat des 2 facilitateurs que sont les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé.

    « Cette façon étrange de clôturer le dossier togolais, est d’autant plus scandaleuse, que les représentants de la CEDEAO ont été témoins de grandes brutalités et de l’état de terreur instaurés par les forces de défense et de sécurité avant et pendant la mascarade électorale ainsi que la militarisation à outrance toujours effective dans les préfectures », indique la déclaration liminaire.

    Selon la coalition, la CEDEAO s’est tout simplement dérobée en laissant le Togo dans une situation ‘pire’ que celle qui y prévalait au moment de son intervention.

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