« Le référendum nous divisera plus que nous ne le sommes aujourd’hui, monsieur le Président de la République ». C’est l’interpellation que lance le Nouvel engagement togolais (NET), à travers son président national, Gerry Komandéga Taama, au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, après analyse de la situation politique que traverse le Togo.
En tout cas, au NET, on est certain que l’organisation d’un référendum n’est pas la solution la plus indiquée pour résoudre cette crise politique.
« Les ressources financières importantes nécessaires à son organisation devraient pouvoir servir à financer des projets sociaux importants tels la restauration des hôpitaux, (surtout les CHU de Lomé qui manquent de tout) d’acheter des ambulances pour la prise en charge de blessés sur nos routes, de construire des écoles, de faire des forages, de l’électrification rurale », indique un communiqué de ce parti politique de l’opposition.
La sortie de crise, poursuit l’ancien officier des Forces armées togolaises (FAT), devenu depuis quelques années un acteur politique de l’opposition, passe avant tout par une initiative présidentielle.
« Se mettant au-dessus des partis politiques, l’initiative de sortie de crise lui appartient. Et cette initiative passe par un retour du projet de loi gouvernemental au parlement. Pour l’intérêt supérieur de la nation togolaise, ce texte doit retourner à l’Assemblée nationale et subir des amendements de tous les courants politiques y siégeant, dans un esprit d’ouverture et de sauvegarde de l’unité nationale », propose le NET.
Par le même communiqué, Gerry Komandéga Taama s’est également adressé au chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre. Celui-ci, souligne le candidat à l’élection présidentielle de 2015, doit « faire évoluer sa position sur le retour intégral à la constitution originelle de 1992, vers des réformes dans l’esprit de la constitution de 92 ».
Il lui propose aussi de profiter de cette période propice aux réformes, pour introduire concomitamment une proposition de réforme du code électoral, contenant notamment le vote de la diaspora, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la révision du fichier électoral et le découpage électoral.





