samedi, octobre 10, 2026
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    Les dessous de la transformation du Groupe Togo Telecom présentés par SATT et Syntel Togo

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    Moins d’un mois après le conseil des ministres rendant publics les décrets portant décision de  transformation du Groupe Togo Telecom et sa filiale Togocel en société Holding togolaise des communications électroniques « Togocom » sous laquelle il y aura trois (3) filiales « Togo Infracom », « ServiceCom » et « Togo InstallCom », les syndicats passent aux aveux.

    Reçus sur la radio Victoire FM ce vendredi, Aminou Mouhamad Bacharou, Secrétaire général du Syndicat des agents de Togo Telecom (SATT) et Edoh Agba, Secrétaire général du Syndicat des télécommunications Togo (Syntel Togo) ont d’abord tenu à rappeler qu’aucun agent n’est contre cette transformation, ni ne nie le caractère inclusif du processus.

    Cependant,  disent les deux (2) responsables syndicaux, les « vraies » recommandations pondues par le Comité de coordination (COCORD) mis en place par la ministre Cina Lawson pour l’effectivité de cette transformation et qui comptait en son sein des agents de Togo Telecom et Togocel, ne sont pas prises en compte. Tout se fait de manière à fragiliser le groupe Togo Telecom.

    « Quand nous voyons ce que la ministre cherche à exécuter et les recommandations déposées par le COCORD, ce n’est pas ça. L’inquiétude pour nous, c’est qu’on fait tout pour fragiliser d’abord l’entité Togo Telecom avant que les nouveaux prédateurs n’arrivent », a déclaré M. Bacharou.

    « Qu’est-ce qu’on a derrière pour effacer le Groupe Togo Telecom puisque dans les pays où il y a eu transformation, le groupe mère n’a jamais disparu », a relevé pour sa part Edoh Agba.

    Au ministère des Postes et de l’économie numérique, on dénonce qu’il n’y a ni directeur de cabinet, ni secrétaire général mais de nombreux étrangers comme des Sénégalais, des Français et des Canadiens cooptés pour travailler. « S’il y a quelques années nous avons payé la 3G à 20 milliards et aujourd’hui on cède la 4G à des étrangers à 200 millions, je laisse le peuple togolais qualifier cette opération de bradage ou de cadeau », a ajouté le responsable du SATT.

    Deuxième inquiétude, le volet social. Les agents ont peur d’être sacrifiés sur l’autel de cette transformation comme ce qui s’est passé dans le cas de l’Office togolais des recettes (OTR) où des agents continuent de crier pour avoir été laissés sur le carreau. « Toute société est composée de deux types de capitaux, social et financier mais le volet social n’est jamais venu à la table de discussion », soulignent les deux responsables syndicaux.

    Selon eux, le Groupe Togo Telecom, du temps de l’ancien Directeur général Sam Bikassam, n’est pas tombé en faillite. Il y avait certes eu des difficultés financières qui ont nécessité que les agents abandonnent leurs avantages pour que la pente soit remontée. Aujourd’hui, c’est chose faite, disent-ils.

    Selon des informations, après le départ de M. Bikassam de la tête de ce groupe, des audits ont été faits. Vrai ou faux ? Tout ce qu’on peut dire, c’est que les résultats de ces audits n’ont jamais été rendus publics.

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