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Du 2 au 3 juillet, les préfets, les secrétaires généraux et les responsables de services techniques de préfectures des régions des Plateaux et Maritime, y compris le Grand Lomé, étaient à Atakpamé (167 km au nord de Lomé). Ils prenaient part à un atelier de sensibilisation et de mise en place d’un cadre de discussion avec le Secrétariat technique de la commission de gestion du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (ST-CG-FACT), organisateur dudit atelier.
Cette rencontre est la seconde phase d’une tournée de sensibilisation avec les préfectures qui a commencé du 04 au 07 juin derniers à Kara (420 km au nord de Lomé) et s’est poursuivie à Sokodé (337 km au nord de Lomé) à l’endroit des préfets des 3 autres régions du pays.
Cette tournée, selon le ST-CG-FACT, vise 3 objectifs principaux. Le premier, c’est de mettre en place un cadre de discussion avec les préfectures pour un suivi et un contrôle de proximité des investissements réalisés par les communes sur les dotations du FACT. Le 2ème objectif de cette tournée, c’est de sensibiliser les préfets, secrétaires généraux et responsables de services techniques de préfectures sur le niveau d’implication de chacun dans les missions du suivi-évaluation et contrôle du ST-CG-FACT. Pour finir, il s’agit d’outiller davantage les préfets, secrétaires généraux et responsables de services techniques de préfectures sur les types de suivi et contrôle à effectuer sur les investissements dans les mairies.
Selon Dr Koumtchane Siangou, Secrétaire technique du ST-CG-FACT, c’est pour redynamiser le FACT que le ST-CG-FACT a été créé par décret n°2021-122/PR du 19 novembre 2021. Ce secrétariat est chargé principalement de faire le suivi, l’évaluation et le contrôle des investissements réalisés par les communes sur les dotations du FACT.
Et la préfecture, une subdivision administrative dirigée par le préfet, a-t-il poursuivi, assure la tutelle de l’Etat dans les communes. « L’article 76 de la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales confère aux préfectures le pouvoir d’assurer, en vue de la sauvegarde de l’intérêt général et de la légalité, le contrôle de l’Etat sur les communes sous forme d’assistance et de conseil, ainsi que de contrôle administratif, financer et technique », a-t-il souligné.
Le secrétariat technique, a-t-il ajouté, attend des préfectures un travail collaboratif.
« Nous nous mettons à pied d’œuvre pour envoyer aux préfectures tout ce qui relève des informations notamment financières, budgétaires et toute action, que ce soit le décret d’approbation des critères de répartition, l’arrêté interministériel. Nous enverrons aux préfectures toutes ces informations et d’autre part nous souhaiterions que les préfets aussi soient en collaboration avec les mairies pour nous envoyer les informations relatives à tout ce qui relève des investissements, des dotations et des réalisations », a-t-il relevé.
Et ce travail collaboratif, selon lui, permettrait un bon rendement et un bon développement des territoires au Togo.
Présent à Atakpamé en présence du ministre délégué Essomanam Edjeba, Col. Hodabalo Awate, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement du territoire, s’est félicité de la tenue de cet atelier.
« La rencontre de ce jour a consisté à rappeler aux acteurs de la décentralisation que sont les préfets, les maires, les secrétaires généraux et tous les autres acteurs, la nécessité d’une collaboration qui permette le partage d’informations et un suivi coordonné de toutes les actions financées par le FACT. En ce sens, le préfet qui est le représentant de l’Etat doit pouvoir avoir toutes les informations et faire la supervision pour le compte rendu au ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement du territoire ou au gouvernement », a-t-il marqué.
Pour rappel, cette tournée de sensibilisation a été possible grâce à l’appui de la Deutsche Geselschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).
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