La Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) s’est prononcée mercredi en conférence de presse à Lomé sur la décision de la Cour de justice de la CEDEAO condamnant l’Etat togolais en fin mars 2022 pour avoir violé les droits d’Agbéyomé Kodjo. Pour cette entité de l’opposition qui a soutenu la candidature de l’ancien Premier ministre à la présidentielle du 22 février 2020, cette décision est une grande victoire d’étape qui doit entrainer de grandes conséquences juridiques et politiques.
« Au plan juridique, la cabale juridique enclenchée contre le président Agbéyomé Kodjo et tous ses camarades et qui place ces derniers sous contrôle judiciaire jusqu’à ce jour, doit immédiatement cesser. Cela implique nécessairement que toutes les mesures prises contre le président Agbéyomé Kodjo, notamment le mandat d’arrêt international lancé à son encontre dans le cadre de la réclamation de la victoire du peuple à lui confié le 22 février 2020, sont illégales et doivent être levées », a déclaré Bouraïma Naboudja, porte-parole de cette entité de l’opposition.
Cette décision induit aussi la libération de toutes les personnes interpellées dans le cadre des manifestations politiques, ajoute-t-on.
A ces conséquences juridiques, la DMK ajoute des conséquences politiques, à savoir l’arrêt des procédures engagées contre les autres acteurs politiques impliqués dans les revendications de la victoire d’Agbéyomé Kodjo. On cite nommément Jean Paul Omolou et Gérard Djossou.
Cette décision, selon Kafui Adjamagbo Johnson et ses collaborateurs, doit se suivre du retour au Togo d’Agbéyomé Kodjo, de Mgr Philipe Fanoko Kpodzro en toute sécurité et sérénité et de la libération immédiate et sans condition de Jean Paul Omolou.
La dernière conséquence, selon la DMK, doit être le rétablissement d’Agbéyomé Kodjo dans ses droits, notamment son immunité parlementaire.
Pour rappel, Agbéyomé Kodjo avait saisi la Cour de justice de la CEDEAO d’une plainte pour violation de ses droits. S’en est suivie la condamnation de l’Etat togolais le 24 mars dernier pour violation de ses droits, notamment sa liberté d’expression et son droit de manifester.





