Le coup d’Etat perpétré en Guinée par les militaires intéressent plus d’un au Togo. Sur les réseaux sociaux, ce putsch est à l’origine de plusieurs commentaires depuis dimanche. Un acteur politique de l’opposition togolaise se saisit de l’occasion pour toucher un mot aux chefs d’Etat africains qui s’éternisent au pouvoir. Me Dodji Apevon voit en ce coup d’Etat la preuve qu’on ne peut défier impunément Dieu.
A ces chefs d’Etat qui, selon lui, croient que le pays qu’ils dirigent, est leur propriété privée et qu’ils peuvent se maintenir indéfiniment au pouvoir par, dit-il, des ‘acrobaties constitutionnelles’, le président du parti Forces démocratiques pour la République (FDR) dit qu’aucune situation illégitime ne résiste à l’épreuve du temps.
« Le 3ème mandat de trop que le président Condé a eu l’outrecuidance de s’octroyer par des truquages électoraux en faisant modifier la constitution et e »n neutralisant par tous les moyens ses compatriotes hostiles à un tel projet, a provoqué une profonde crise dans son pays et montré que les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre », écrit Me Apevon.
L’avocat togolais dit ne pas comprendre comment quelqu’un qui a subi les affres de la dictature avant de monter au pouvoir, devienne pire que les dictateurs qu’il a combattus.
Me Apevon n’est pas d’accord avec la position de la CEDEAO et de l’Union africaine (UA). Ces 2 institutions, souligne l’acteur politique togolais, soutiennent la dictature.
Elles n’ont pas levé le petit doigt pour secourir le peuple guinée lorsqu’il était martyrisé par le dictateur’ mais s’empressent de condamner le coup d’Etat et exigent le retour à l’ordre constitutionnel imposé par la dictature.
Les FDR encouragent les nouvelles autorités guinéennes à faire du coup d’Etat un tremplin pour mettre leur pays sur la voie de la démocratie.





