Le concours ‘Jus in cultura’ lancé par le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), a rendu jeudi son verdict. Sur 37 candidats qui ont postulé avec de différents textes, 20 ont été primés. Les filles qui ont candidaté ont été les meilleures. Solim Panassa, une juriste fiscaliste a ravi la première place de ce concours financé par le Centre d’information des Nations Unies (CINU), avec son histoire sur une fille de 15 ans qui devrait être donnée en mariage.
La première du concours s’est dit fière de ce que le monde entier prend de plus en plus conscience des problèmes de violations et de violence des droits des filles.
« Le théâtre qui m’a valu la première place portait sur le cas d’une jeune fille appelée Aïssatou, une jeune fille âgée de 15 ans, qui venait d’avoir son BEPC et que le papa informait qu’elle doit arrêter les études pour être donnée en mariage au prince du village. Celle-ci ne voulant pas, a donc lutté pour faire comprendre à tout le village l’importance de la scolarisation de la jeune fille, du droit qu’a la jeune fille en général dans nos sociétés et de participer au développement du pays », a-t-elle expliqué.
Pour le CACIT, l’organisateur, la multitude de candidatures et la qualité des textes soumis démontrent à suffisance l’intérêt que porte la jeunesse aux questions de droits humains.
« Loin d’être un événement uniquement aux promoteurs et défenseurs des droits humains, ce concours est un canal de création de viviers de jeunes défenseurs des droits de humains, aptes à contribuer à la lutte contre les violences et violations des droits humains dans notre société », a lancé Ami Amemassor, vice-présidente du CACIT.
Les textes soumis par les 20 candidats lauréats, ont été mis ensemble pour faire un recueil qui sera distribué dans les écoles.
« Ces textes décrivent une multitude de réalités que les jeunes filles et les enfants vivent tous les jours dans nos communautés. Ils permettront de faire la sensibilisation au niveau des plus jeunes qui pourront se servir du recueil pour faire des représentations théâtrales. Les lauréats aussi le devoir de partager ces beaux textes autour d’eux », a souligné Doris Guinhouya, responsable du département de promotion des droits de l’homme et du genre au CACIT.
Le CACIT et ses partenaires se disent convaincus que l’éducation aux droits de l’homme dans les milieux scolaires contribue de manière essentielle à prévenir à long terme les atteintes aux droits de l’homme et à réaliser une société juste dans laquelle les droits de tous ont une valeur et sont respectés.
Présente lors de la cérémonie de remise de prix, Nadiétou Zibilila, Directrice du CINU, a fait savoir les raisons qui sous-tendent l’appui apporté par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) à travers le centre qu’elle dirige.
« Ce n’est pas la première fois qu’on soutient un concours des droits de l’homme qui vise les jeunes et les enfants. Nous trouvons approprié que la notion des droits de l’enfant puisse s’apprendre dès le bas âge et qu’on puisse grandir avec ces notions », a-t-elle indiqué.
Le but de ce concours, c’est de voir comment les jeunes eux-mêmes perçoivent les droits de l’homme et plus spécifiquement les droits de l’enfant. Il s’agit aussi de faire ressortir les réalités qu’ils vivent tous les jours. Cette édition est placé sous le thème : ‘protégez nos droits’.





