dimanche, octobre 11, 2026
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    Togo : les victimes d’érosion côtière très en colère contre la Banque mondiale

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    Le Collectif des personnes victimes d’érosion côtière sont très en colère contre la Banque mondiale. En conférence de presse jeudi à Lomé, les responsables de ce collectif ont prévenu de ce que des ‘monstres’ peuvent naître au Togo de ce problème qui n’a que trop duré, selon eux. Pour eux, il est clair que l’institution financière mondiale ne cherche pas la fin de cette ‘inquiétante’ situation qui concerne plus de 2000 victimes de 13 communautés.

    Comment se fait-il, se demandent-ils, qu’on n’arrive pas à prendre en compte leurs revendications depuis 2014, alors que l’océan continue de leur créer des dommages, à cause, soutiennent-ils, de la construction de Lomé Container Terminal (LCT) sur financement de la SFI, une organisation du groupe de la Banque mondiale ?

    « Ce dossier est traité depuis 2014. Si les textes de la Banque mondiale étaient respectés, on n’en serait pas là à se demander à quand la fin de cette galère qui est la nôtre », a déclaré Edo Tonoudo, porte-parole de ce collectif.

    Selon lui, l’océan, à cause de la construction de ce terminal à conteneurs, continue d’endommager des ‘paisibles’ populations, alors que beaucoup de biens privés ont déjà été engloutis et plusieurs personnes ont perdu la vie ou sont alitées à cause du ressentiment.

    « Nous en avons assez et nous disons que nul n’est méchant volontairement. Des monstres peuvent naître de ce problème », a fait savoir Akoété Mensah, membre du collectif.

    Pour ce collectif, le problème en cours n’est pas politique. Cependant, ils disent qu’ils ne comprennent pas le gouvernement togolais. « Une société privée qui s’installe dans un pays et des citoyens sont sérieusement impactés mais le gouvernement ne dit jamais rien », a lancé le porte-parole.

    Depuis 2017, le collectif des personnes victimes d’érosion côtière note que presque 2000 personnes sont impactées par la construction de ce terminal de transbordement de conteneurs. 13 communautés sont concernées, notamment Gbodjomé, Agbavi, Afidejingbé, Baguida, Avepozo, Dévikinmé, Alimagnan, Katanga, Agbodrag=fo, Kpogan et Bobolo Agodéké, Kpémé et Edoh Kpopé.

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