Faure Gnassingbé, Jean-Pierre Fabre, Agbéyomé Kodjo, Tchabouré Gogué, Mouhamed Tchassona-Traoré, Komi Wolou et Georges William Kuessan peuvent désormais courtiser les électeurs togolais. Le scrutin présidentiel de cette année, le 10ème de l’histoire politique du Togo, sera particulier. Les 7 hommes qui veulent accéder aux hautes charges de l’Etat, vont devoir se déployer de Lomé à Cinkassé et pour une première fois, dans 6 autres pays.
Il s’agit de la France (Paris), des Etats-Unis (Washington DC), du Nigeria (Abuja), du Maroc (Rabat), du Gabon (Libreville) et de la République démocratique du Congo (Kinshasa). A la fin, un seul d’entre eux sera élu président de la République pour les 5 prochaines années (2020-2025).
La Commission électorale nationale indépendante (CENI), en donnant le top départ de cette campagne électorale dans un communiqué datant de mercredi soir, a tenu à rappeler aux uns et aux autres, les 4 dispositions électorales les plus importantes. Il s’agit des articles 68, 70, 71 et 72 du code électoral.
« Le processus électoral que nous avons ensemble engagé depuis quelques semaines va connaître une phase intense de mobilisation des citoyennes et des citoyens. Vous entrerez en campagne électorale sur l’ensemble du territoire national, y compris à l’étranger. C’est pourquoi, je me permets d’en appeler dès à présent à votre sens élevé de responsabilité pour inscrire toutes vos activités de campagne dans le respect strict des dispositions du code électoral », a indiqué le président de la CENI à l’endroit des 7 combattants.
Tout en souhaitant ‘bonne chance’ aux 7, Tchambakou Ayassor dit espérer qu’ils donneront la chance aux Togolais de vivre 15 jours de campagne électorale ‘vibrante’, ‘riche de propositions’ et à la mesure de la haute fonction en jeu.
Au nombre des candidats en lice pour le fauteuil présidentiel, il y a le sortant, Faure Gnassingbé. Cette personnalité, ‘champion’ de l’Union pour la République (UNIR), parti au pouvoir, brigue un 4ème mandat à la tête du Togo. Il est arrivé au pouvoir à l’issue de l’élection présidentielle de 2005 et n’a plus quitté ce fauteuil. Ses collaborateurs le disent déjà gagnant au premier tour. Pour eux, son bilan parle pour lui.
Il a comme premier adversaire, Jean-Pierre Fabre, candidat de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et principal challenger du chef de l’Etat sortant en 2015. L’homme prend part pour la 3ème fois à une élection présidentielle au Togo (2010, 2015 et 2020). La première fois, il était candidat de l’Union des forces de changement (UFC), la seconde fois, du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) et la 3ème fois, sous la bannière du parti politique qu’il préside. Une première. Il accuse son adversaire au pouvoir de longévité et multiplie son bilan par zéro.
Agbéyomé Kodjo est le 3ème candidat. Economiste, ancien Premier ministre, ancien président de l’Assemblée nationale, ancien cacique du pouvoir, le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) est le ‘candidat unique’ de la dynamique Mgr Philippe Fanoko Kpodzro. Ce député passe, selon plusieurs personnes, pour l’homme à abattre aussi bien pour le chef de l’Etat sortant que pour le candidat de l’ANC. C’est la 2ème fois qu’il est candidat. En 2010, il a écopé d’un 0,69% comme score.
Aimé Tchabouré Gogué est le candidat de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI). Candidat malheureux à la présidentielle de 2015, cet ancien député, économiste et agrégé de son état, a quitté ses collaborateurs du reste de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition pour se positionner candidat.
Mouhamed Tchassona-Traoré, un autre candidat malheureux de la présidentielle de 2015, président du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), est le premier à avoir quitté la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Le notaire de Sokodé espère bien diriger le Togo.
Komi Wolou, agrégé de droit, président du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), était aussi un éminent membre de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Au dernier moment, il a quitté le reste de cette coalition pour divergence de vue sur le positionnement d’un candidat à la présidentielle. C’est sa première fois d’être candidat à la présidentielle.
Goerges William Kuessan est peut-être le petit poussin. Ce médecin, président du parti politique ‘Santé du peuple’, se présente aussi pour la première fois à l’élection présidentielle au Togo. Sociétaire de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition aux temps forts de cette coalition, l’homme a toujours son mot à dire.





