Ce mardi à Lomé, on devrait assister à la cérémonie d’intégration de 2 organisations togolaises à un nouveau mouvement international. Il s’agit du mouvement international ‘Tournons la page’, une vaste organisation politique qui milite dans de nombreux pays pour l’alternance politique à la tête des Etats. Le Togo, 10ème pays membre de cette organisation par le biais du Front citoyen Togo debout (FCTD) et la Synergie de l’intelligencia pour les actions en faveur des droits de l’homme au Togo, est interdit aux partenaires des autres pays membres qui devraient assister à cette cérémonie.
Un Nigérien et un Ivoirien, 2 éminents membres de ‘Tournons la page,’ ont été interdits d’accès au territoire togolais à la frontière Bénin-Togo et à Abidjan.
« Nous avons vraiment été surpris hier. Nous avons d’abord reçu un coup de fil du Nigérien qui est bloqué à la frontière Bénin-Togo. On lui a dit que c’est pour des raisons d’Etat. Et juste après, c’est le coordonnateur de la Côte d’Ivoire qui dit qu’il est à l’aéroport mais que les autorités aéroportuaires d’Abidjan lui ont demandé de ne pas prendre l’avion », a déclaré Prof. David Dosseh, premier porte-parole du FCTD.
Une situation qui a aussi fait réagir Amnesty International. « C’est inacceptable. L’interdiction montre jusqu’où les autorités togolaises sont prêtes à aller », a indiqué le directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’ouest de cette organisation.
Que s’est-il passé pour que ces 2 partenaires ne puissent pas venir au Togo pour lancer cette organisation internationale qui, selon les informations, devrait aider les organisations togolaises membres à créer les conditions de l’alternance au Togo ?
Contactée par RFI, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Damehame Yark dit ceci : « ils viennent tourner quelle page? Chacun protège sa tête, nous protégeons notre paix ».





