Le projet Child Right Monitoring (CRM), en français ‘suivi des droits de l’enfant et redevabilité de l’Etat a été clôturé mardi à Lomé après 4 ans et demi de mise en œuvre. C’était au cours d’une cérémonie solennelle qui a permis de présenter aux partenaires le bilan. Les défis relatifs aux droits de l’enfant n’étant pas totalement relevés, un nouveau projet de 5 ans dont le début est prévu pour juillet prochain, va prendre la place du CRM.
Mis en œuvre par 5 organisations de défense des droits de l’enfant à la tête desquelles Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET), le projet CRM a abouti à des résultats satisfaisants, selon les informations. Il faut dire que par ce projet financé par l’Agence suédoise de développement international à travers Plan international Togo, 3 objectifs étaient assignés.
Selon Ghislain Aledji, directeur exécutif du FODDET, les 3 objectifs assignés audit projet sont atteints. « L’un des objectifs était que l’Etat produise ses 5ème et 6ème rapports sur la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CDE), le premier rapport sur le Protocole facultatif impliquant les enfants dans les conflits et aussi le 2ème rapport sur le protocole facultatif concernant la vente d’enfant, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène les enfants. Tout cela a été fait sur ce projet. On avait aussi constaté que la société civile n’était pas forte pour influencer l’Etat. On a donc eu des renforcements dans la gouvernance, ce qui a permis d’avoir des résultats escomptés », a-t-il marqué.
L’autre objectif poursuivi est la budgétisation sensible aux droits de l’enfant. Les résultats sont tout aussi satisfaisants, dit-on. « On a commencé avec l’Etat sur le projet, notamment le Parlement et après, on est retourné vers 4 mairies (1er arrondissement de Lomé, Kpalimé, Kara et Sotouboua). Les plaidoyers que nous avons entrepris ont produit des résultats satisfaisants. La mairie du 1er arrondissement de Lomé a mis 20 millions de francs CFA pour les enfants, ce qui ne se faisait pas. Cette année, la mairie de Kpalimé a financé des projets initiés par des enfants à hauteur de million. De même pour les mairies de Kara et de Sotouboua », a indiqué M. Aledji.
Selon les informations, un nouveau projet de 5 ans prendra en compte les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du projet CRM, et démarre en juillet prochain.
« Après ce projet, on va aborder le 1er juillet un autre projet de 5 ans qui prend en compte les difficultés qu’on a rencontrées. On espère que ce projet va baliser la voie pour qu’on puisse aussi atteindre le but visé par le projet CRM était de contribuer à la réalisation des droits de l’enfant au Togo à travers le renforcement de la société civile en vue du suivi de la redevabilité de l’Etat en lien avec ses engagements sur la CDE et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADBE) », a souligné M. Aledji.
Démarré en janvier 2015, le projet été mis en œuvre par le FODDET, la Fédération des ONG du Togo (FONGTO), le Réseau de lutte contre la traite des enfants au Togo (RELUTET), l’Association peuple, culture et développement (APCD) et le Réseau des journalistes et communicateurs en éducation (RJCE).





