vendredi, octobre 9, 2026
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    Togo : Attisso ne pardonne pas à la coalition de n’avoir pas pu chasser Gnassingbé du pouvoir

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    Comme des fruits mûrs, les partis politiques tombent un à un de l’arbre qu’est la coalition des 14.  Un regroupement de partis politiques de l’opposition togolaise qui a fait la pluie et le beau temps pendant 18 mois face au régime de Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005, mais qui court irrémédiablement vers un 4ème mandat à la tête du Togo.

    Sur une radio locale ce mercredi, l’un des ténors du Comité d’Action pour le renouveau (CAR) annonçait qu’il suspendait sa participation aux actions de la coalition pour dit-il, « une question d’orientation politique et d’efficacité des actions ». Dans la même journée, ‘le Togo autrement’ communique sa suspension à Brigitte Adjamagbo Johnson, coordinatrice de ce regroupement de partis politiques. Le parti présidé par Fulbert Attisso reproche à la coalition de ne pas avoir réussi à chasser Faure Gnassingbé du pouvoir.

    « Quand il s’engageait aux côtés d’autres forces démocratiques pour conduire le mouvement populaire qui a pris naissance dans le pays à partir du 19 août 2017, le Togo autrement a cru que cette dynamique allait mettre fin au règne du régime RPT-UNIR. Malheureusement, cette mobilisation populaire inédite s’est étiolée comme c’est toujours le cas depuis 1990 », indique le document.

    Fulbert Attisso et son parti estiment que la responsabilité de ce nouveau ‘revers’ est certes collective, mais elle est surtout due, disent-ils,  « à une culture politique que l’opposition togolaise traîne depuis le début de la lutte ».

    Le bureau politique de ‘le Togo autrement’ dit reprendre son indépendance pour mieux assurer sa mission de formation et d’éducation, et pour mobiliser et sensibiliser les populations afin, souligne-t-il, « qu’elles deviennent elles-mêmes les actrices de leur libération ».

    Dans le starting bloc des partis politiques membres qui n’ont pas pris part à la journée de réflexion que la coalition organisait il y a quelques jours pour, dit-on, relancer la lutte contre le pourvoir de Faure Gnassingbé, il y a aussi le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, celui par qui la contestation du pouvoir togolais est devenue ardue depuis le 19 août 2017, Santé du peuple et le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) qui a fait ses clics et ses clacs avant la tenue des législatives.

    Tout tourne au vinaigre pour cette coalition en laquelle beaucoup de Togolais ont cru et qui, il y a quelques jours pour relancer la lutte contre le pouvoir de Lomé. Ce même pouvoir qui semble être renforcé par des élections législatives tenues le 20 décembre 2018 et qu’il a remportées devant des ‘menus fretins’.

    Les choses se sont compliquées depuis l’annonce par un ténor de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de la candidature de Jean-Pierre Fabre pour la présidentielle de 2020.

    ‘Le Togo autrement’ était  le premier parti politique membre de la coalition à prévenir que l’ANC allait positionner son leader à l’élection présidentielle prochaine.

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