La tenue des élections législatives du 20 décembre dernier n’arrête pas la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Ce regroupement, protagoniste de la crise politique au Togo, a commencé samedi dernier à battre les pavés à nouveau. Cet état des choses ne plaît pas à certains Togolais. C’est le cas d’Orphée Adom.
L’ex-coordonnateur du Collectif des jeunes pour le développement (CJD), une organisation de la société civile proche du pouvoir, estime que s’il est vrai que le droit de manifester est un droit constitutionnel, non moins vrai est le fait que les manifestations actuelles ne font pas bonne presse à la coalition.
Selon ce consultant, expert international en développement, la seule façon de vider le contentieux, c’est à l’Assemblée nationale et non dans la rue qui, a-t-il clamé, n’a jamais rien résolu.
« Il va falloir que l’opposition trouve d’autres moyens de revendication, notamment le dialogue pour solder certains contentieux », a-t-il proposé ce lundi sur Victoire FM.
Pour lui, le choix de la rue doit venir en dernier ressort et non être le premier choix des acteurs politiques.
« Je me réjouis pas de voir des gens dans la rue tout le temps. D’abord, cela perturbe l’activité économique. Les marcheurs sont les premières victimes. Ils ne vaquent pas à leurs activités. Ils vont en souffrir que d’en tirer profit », a lancé M. Adom.
Pour cet acteur, les partis de la coalition ont bien voulu quitter l’hémicycle et le peuple a compris que ceux qui sont actuellement au parlement sont ceux qui le représentent. « Ils ont un travail à faire. Faisons-leur confiance », a-t-il lancé.
Il a également salué la reconduction à la Primature de Komi Sélom Klassou et croit que le nouveau gouvernement va solder le reliquat de l’Accord politique global (APG).
« Si on considère ce que son gouvernement a fait, on peut dire que c’est un renouvellement de confiance que le peuple a témoigné lors des élections. C’est sous ce gouvernement qu’on a le Programme national pour le développement (PND). Il a été un farouche défenseur de nos droits à l’intérieur comme à l’extérieur. La tâche n’est pas facile. Il y a des progrès qui ont été faits, il faut absolument accélérer », a-t-il mentionné.





