Après les patrons de presse, c’est au tour des journalistes de prendre part ce jeudi à Tsévié (35 km au nord de Lomé) à une rencontre d’échanges organisée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).
Axée sur le thème : « le professionnalisme dans la couverture médiatique des élections législatives du 20 décembre 2018 », cette rencontre est le lieu de rappel aux uns et aux autres, des dispositions à observer au cours de la période des élections législatives très sensible, pour la préservation de la paix sociale, de la cohésion et du vivre ensemble.
« Nous voulons que les médias contribuent, à travers leurs différents reportages et émissions, à maintenir le climat de paix et de concorde nationale que le gouvernement s’est attaché à construire, afin de permettre aux Togolais de vaquer librement à leurs occupations et d’apporter leur part au développement du pays », a laissé entendre Victor Togbé, Chargé de communication du Préfet de Zio, représentant le préfet Zio.
Le Togo, a-t-il fait savoir, est devenu un ‘miroir’ sur de nombreux plans et rien ne devrait entacher cette réputation. « Encore moins des élections qui s’inscrivent dans la droite ligne du respect de nos dispositions constitutionnelles quand on sait que le mandat de notre Assemblée nationale a pris fin, depuis quelques mois déjà », a-t-il ajouté.
Souhaitant aux journalistes de prendre davantage conscience de leur rôle en période électorale, il a également précisé qu’en tant que sacerdoce, ils doivent rester très attachés aux valeurs humaines de paix, de cohésion sociale, patriotiques et se départir du sensationnel et en gardant à l’esprit de toujours s’assurer de la fiabilité de la source et la véracité de l’information.
Plusieurs thématiques ont meublé les discussions à savoir les enjeux et défis des élections législatives et responsabilités sociale du journaliste, le cadre légal de la régulation des médias en période électorale et la gestion d’une rédaction en période électorale avec un cas pratique.
Pour Kanake Lalle, membre de l’institution de régulation des médias, il est important qu’en période électorale, les professionnels des médias évitent de recopier, de publier des informations dont la véracité n’est pas conforme, d’inciter les gens à la haine ‘tribale’ et ‘ethnique’ et interdire également d’interrompre un message des candidats.
« Il faut qu’ils respectent aussi la dignité de la personne humaine, de la vie privée des gens. S’abstenir des discours qui peuvent amener à la discorde et à la haine », a-t-il souhaité.
Cette rencontre est soutenue par la Coopération française, dans le cadre d’un accompagnement à l’encadrement législatif, composante essentielle du Projet de formation et d’appui au secteur de l’audiovisuel et des médias (PROFAMED).
Bernadette Ayibé





