Plusieurs semaines après leur silence face au déroulement de l’actualité politique, les facilitateurs de la crise togolaise, les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé, décident une fois encore de faire bouger les lignes.
Dans une correspondance adressée à la coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, le représentant permanent de la CEDEAO au Togo, Garba Lompo, informe la coalition que le président guinéen va recevoir samedi prochain dans la capitale guinéenne une délégation de ladite coalition, pour dit le courrier, une rencontre de concertation. Cette invitation arrive au moment où la situation politique est complètement crispée.
« Un avion sera spécialement dépêché à Lomé pour conduire la délégation de la coalition des 14 partis de l’opposition à Conakry », indique l’invitation.
La facilitation de la crise togolaise est attendue sur 2 problèmes majeurs. L’opposition de Faure Gnassingbé refuse d’intégrer la Commission électorale nationale indépendante (CENI) tant qu’elle n’y sera pas représentée par 8 personnes et demande la reprise à zéro du recensement électoral. Celui organisé par la CENI contestée prend fin ce jeudi dans la zone 2. La coalition des 14 partis politiques a appelé les Togolais à se mettre à l’écart de ce recensement.
De l’autre côté, il y a le gouvernement et sa majorité qui disent que le comité de suivi en charge de la mise en œuvre de la feuille proposée par la CEDEAO pour sortir le Togo de crise n’a prévu nulle part dans ses injonctions faites aux protagonistes le 23 septembre dernier lors de sa 2ème réunion que la coalition des 14 doit avoir 8 représentants à la CENI. Pour eux, le Togo ira aux élections législatives le 20 décembre prochain avec ou sans la coalition des 14.
Lors de sa dernière conférence de presse, la coalition des 14 a fait clairement savoir que le pouvoir de Lomé a désormais saboté le règlement pacifique de la crise et qu’elle se voit obligée de reprendre la rue.
Pour rappel, ce mercredi, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé s’est rendu chez son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo. Même si le service de communication de la présidence de la République togolaise parle d’une rencontre bilatérale entre les deux chefs d’Etat pour le raffermissement de la coopération, nul n’aurait tort de dire que cette rencontre entre les 2 hommes sera consacrée essentiellement aux derniers développements de la crise au Togo.





