Après 3 ans et demi de mise en œuvre durant lesquels il y a eu des changements dans la réalisation des droits de l’enfant au Togo mais aussi des faiblesses et des défis à relever, le Child Right Monitoring (CRM) ou le ‘projet suivi des droits de l’enfant et redevabilité de l’Etat’, va connaître une rallonge de 5 ans.
Mais cette rallonge sera précédée d’une phase d’extension ou mieux, d’une transition d’un an. L’annonce a été faite ce vendredi à Lomé par Plan international Togo, au cours de l’ouverture de l’atelier de planification des activités de la période transitoire.
Prenant la parole, François Ali, directeur du projet CRM à Plan international Togo, a d’abord planté le décor. Mis en œuvre depuis janvier 2015 et financé par l’Agence suédoise de développement international à travers Plan International, le CRM vise à soutenir les organisations de la société civile (OSC) par le renforcement de leurs capacités institutionnelles, en vue de la mise en œuvre des droits de l’enfant au Togo. Après 3 ans et demi de mise en oeuvre, a-t-il souligné, il reste de grands défis à relever.
« Plan international Togo étant une organisation qui a pour souci de travailler pour un meilleur renforcement de la société civile au Togo, a pensé élargir le spectre de travail dans ce domaine-là. Il est envisagé que dans les 5 prochaines années, qu’il soit mis en place un vaste programme de gouvernance des droits de l’enfant au Togo. Du passage du projet précédent au nouveau projet, il va avoir une période plus ou moins creuse où on essaie de faire le bilan en termes de leçons apprises sur le précédent projet et aussi une période propice pour élaborer le nouveau cadre de collaboration afin de pouvoir démarrer dans de bonnes conditions », a-t-il déclaré.
Les responsables du Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET), la principale des 3 organisations de mise en œuvre du CRM, accueillent la nouvelle avec satisfaction. Selon eux, le projet Child Right Monitoring (CRM) a permis à FODDET de prouver sa place de suivi des droits de l’enfant au Togo.
« Sur les 3 ans d’activités, nous avons posé des actions concrètes qui ont permis à beaucoup d’aspects des droits de l’enfant de prendre de l’envol. Nous espérons que cette phase d’extension va se dérouler plus sereinement pour faire avancer considérablement les droits de l’enfant », a relevé Paul Bernard Dotsèvi, président de FODDET.
L’atelier qui réunit les 30 représentants de toutes les organisations qui agiront dans le cadre de cette période transitoire, vise selon les informations, à planifier les activités qui doivent aider à finaliser celles qui avaient été programmées mais qui n’ont pas abouti mais aussi ajouter d’autres activités pour cette nouvelle phase.
Fondamentalement, il s’agit selon M. Dotsèvi, de continuer à travailler avec le gouvernement dans le sens d’avoir une suite favorable à un certain nombre de plaidoyers entamés, notamment le plaidoyer pour la soumission des rapports dus et le plaidoyer pour la ratification du 3ème protocole de la Convention des Nations Unies pour les droits de l’enfant (CDE).
« Ces actions de plaidoyer inscrites dans la 1ère phase du projet, n’ont pas abouti. Mais nous restons conscients du fait qu’en continuant les discussions avec la partie gouvernementale, nous allons arriver à faire en sorte que le Togo, eu égard aux actions passées, puisse soumettre très rapidement les rapports que nous devons au Comité des droits de l’enfant et voir dans quelle mesure il peut prendre en considération la signature du 3ème protocole en lien avec la communication », a ajouté le défenseur des droits de l’enfant.





