Au Togo, l’investissement public a nettement progressé entre 2010 et 2017, pour se situer à hauteur de 8% du Produit intérieur brut (PIB), même au-dessus de la moyenne africaine, alors qu’il ne représentait que de 2,5% du PIB sur la période 1990-2009.
Le plan national de développement (PND) qui vient d’être adopté par le gouvernement pour être implémenté sur la période allant de 2018-2022, ambitionne de situer le pays à une croissance économique annuelle moyenne de plus de 7% au cours des 4 prochaines années, en consacrant des investissements importants aux infrastructures de soutien à la croissance et à l’agriculture.
C’est fort de ce constat qu’une vingtaine de cadres du ministère de la Planification du développement prennent part depuis ce lundi et ce pour deux (2) jours au séminaire sur la « planification des investissements publics ».
Il vise à offrir un cadre d’échanges sur les exigences en matière de programmation et de budgétisation des projets d’investissements au niveau régional. Les participants auront à renforcer leur capacités sur les principes clés de planification et les exigences du cadre harmonisé de la planification du développement et sur la conception et la budgétisation des projets d’investissements.
Selon le directeur exécutif du CADERDT, Odilia Gnassingbé, le séminaire de ce jour est né du besoin de travailler à la mise en œuvre des recommandations des études ayant évalué la qualité de la gestion des finances publiques.
« Ces études, y compris celles du CADERDT et du Fonds monétaire international (FMI), relèvent en effet que la consolidation des progrès accomplis en matière de réformes économiques et financières passe par une meilleure fiabilité dans la programmation des investissement publics », a-t-elle expliqué.
Cette fiabilité, poursuit-elle, devra se traduire par une articulation parfaite entre la programmation pluriannuelle des investissements, le cadre budgétaire à moyen terme, le budget annuel et la gestion infra annuelle de la trésorerie.
Le Secrétaire général du ministère de la planification du développement, Etsri Homavor, a exprimé sa gratitude à la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), pour son appui financier au Togo à travers cette nouvelle initiative.
« Les nouveaux besoins de planification nationale tels qu’identifiés dans le document cadre du système national de planification et la nécessité de procéder à une bonne articulation entre planification régionale et planification nationale font de vous des acteurs importants pour relever les défis mentionnés plus tôt », a-t-il rappelé aux participants.
Bernadette A.





