L’état des lieux du secteur domestique au Togo n’est pas du tout reluisant. Il y a des abus, des non-droits et des brimades psychologiques et physiques sur les travailleurs domestiques, en violation à la Convention 189 de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Une semaine après les enseignants des écoles privées laïques et confessionnelles, une cinquantaine de travailleuses domestiques ont pris part ce samedi à Lomé à une journée de sensibilisation sur leurs droits et devoirs, en lien avec le travail décent.
Organisée par le Réseau national multi acteurs du Togo pour la protection sociale au Togo, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son programme axé sur le travail décent.
« Le travail domestique est un travail à part entière mais il se fait que les travailleurs domestiques sont victimes de plusieurs sortes d’abus, notamment le détournement de l’employé, les abus psychologiques, les sévices corporels et les abus sexuels. L’OIT interdit toutes ces formes d’abus et encourage les Etats membres à œuvrer de façon à ce qu’il y ait des dispositions juridiques qui punissent ces genres de comportements », a déclaré le point focal de la plateforme des organisations de défense des droits des employés domestiques au sein du réseau.
Selon lui, les travailleurs domestiques doivent, comme tout travailleur, être déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour ce faire, ils doivent travailler consciencieusement pour inspirer de la confiance auprès de leurs employeurs. Cette rencontre est également le lieu où est abordée la question de la sécurité et santé au travail étant donné qu’un accident de travail peut survenir.
Ces manquements à la Convention de 189 de l’OIT sont constatés chez tous les travailleurs du secteur informel et du secteur informel à statut précaire, notamment ceux des mines, des entreprises de bois et bâtiments, de la zone franche, les enseignants des écoles privées laïques et confessionnelles et les travailleurs domestiques.
Il faut noter aussi que le Togo n’a pas encore ratifié la Convention 189 de l’OIT et les organisations de la société civile sont à pied d’œuvre à travers le plaidoyer pour amener l’Etat à le faire. Les autorités seront touchées et sensibilisées pour prendre conscience des dangers encourus par ces travailleurs cités plus haut, sur leurs lieux de travail et de la quasi inexistence des mesures de sécurité et de santé au travail.







