Les ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de l’Entente (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger et Togo) sont depuis ce vendredi en réunion extraordinaire à Lomé pour faire le bilan de l’action engagée depuis 2012 et faire des propositions pour les 5 prochaines années.
Ce conseil des ministres, 3ème du genre, leur permet d’examiner les résultats des recommandations des travaux des experts portant l’audit institutionnel et organisationnel de l’organisation, et l’évaluation du plan stratégique 2013-2016 et le nouveau plan stratégique 2018-2022.
En ouvrant la réunion, le président en exercice du conseil des ministres du Conseil de l’Entente, Robert Dussey, a fait des observations. Selon le ministre togolais des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, l’efficience de cette organisation de 5 pays passe par des réformes ‘ambitieuses’ et ‘courageuses’, lesquelles doivent aboutir à la transformation de l’espace.
« Mais ce noble objectif ne peut être atteint que dans un climat de paix, de sécurité et de stabilité », a-t-il prévenu ajoutant que pour ce faire, le rapport relatif au mécanisme entente de renseignement issu de la 3ème réunion annuelle des ministres en charge de la sécurité et des frontières, fera également l’objet d’échanges durant les travaux.
De son côté, le Secrétaire exécutif adjoint du Conseil de l’Entente, Mohamadou Abdoulaye s’est réjoui que le Conseil de l’Entente peut se targuer de reposer sur une gouvernance conforme aux standards internationaux.
« Grâce aux projets d’électrification rurale, d’hydraulique villageoise, de construction de classes et de centres de santé au soutien aux événements culturels majeurs dans nos pays, le Conseil de l’Entente a contribué à l’amélioration des conditions de vie de nos populations et suscite un nouvel espoir pour notre jeunesse », a-t-il énuméré.
Malgré les avancées enregistrées, a-t-il relativisé, l’organisation fait face à un certain nombre de défis notamment son financement et ses capacités opérationnelles.
Une autre question chère à cette organisation sous régionale, c’est le financement de la réforme du Centre régional pour l’entretien routier (CERFER) basé à Lomé au Togo. Les ministres en réunion se sont félicités du financement de 5 milliards de francs CFA accordé par la Banque africaine de développement (BAD) à cette fin.





