lundi, octobre 12, 2026
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    L’UL, le CJD et l’UONGTO veulent bouter hors du Togo l’incivisme

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    L’Université de Lomé (UL), le Collectif des jeunes pour le développement (CJD), l’Union des ONG du Togo (UONGTO) et d’autres organisations veulent convaincre les autorités togolaises à aller vers une loi qui réglemente l’usage des réseaux sociaux, au profit du vivre ensemble et de la paix durable au Togo.

    C’est au travers d’un mouvement de la société civile que ces institutions ont officiellement lancé ce samedi à Lomé. Il s’agit du projet  « Do no harm », un acronyme anglais qui signifie « ne pas nuire à autrui ».

    « Depuis les années 90, on assiste au Togo à la montée de l’incivisme et ceci prend de diverses formes inquiétantes au point où on parle de la crise de la citoyenneté », a indiqué Komlan Batawila, premier vice-président de l’UL.

    Selon lui, cette crise suscitée se manifeste par des violences et des actes de vandalisme, le rejet des institutions de l’Etat, l’indifférence des citoyens vis-à-vis de la chose publique, l’intolérance et l’agressivité, le non-respect des règles établies, de l’autorité publique et parentale et la perte des valeurs culturelles et patriotiques.

    « L’université y es profondément impliquée parce que nous pensons qu’à notre niveau, c’est une question de la poule et l’œuf », a ajouté Kafui Kpégba, 2ème vice-présidente de l’UL.

    Orphé Adom, vice-président et coordonnateur du CJD dit espérer que les universitaires, les partis politiques et les organisations de la société civile vont s’approprier les principes de ce nouveau projet qui épouse, selon lui les fondements du projet « Agir pour bâtir la cité » (ABC) lancé par le CJD en 2017.

    Le mouvement de la société civile pour la promotion de la paix durable au Togo « Do no harm », au-delà de la diminution de l’incivisme, veut améliorer la compréhension des libertés individuelles, du droit de manifestation qui, d’après les porteurs du projet, peut s’exercer sans casse ni violence. Il vise aussi l’émergence des ‘attitudes citoyennes’ chez la jeunesse togolaise.

    Bref, avec ce projet, les porteurs veulent contribuer au changement des comportements, attitudes et langages de violence et de destruction au cours des revendications sociopolitiques, socioprofessionnelles, sur les lieux de travail, dans les établissements scolaires et universitaires, dans les centres de santé, sur les marchés, dans la circulation et aussi dans les cellules familiales.

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