La semaine prochaine, lorsque la coalition des 14 partis politiques de l’opposition sera dans les rues pour exiger le retour à la Constitution de 1992, les agents de la santé et les enseignants seront en grève.
A la différence des autres grèves qu’elle a déjà faites, la Coordination des syndicats de l’éducation au Togo (CSET) appelle les enseignants à observer un mot d’ordre de grève de 72 heures, à compter du mercredi 30 janvier et précise bien dans le courrier qu’elle a adressé aux deux (2) ministres de tutelle que toutes les évaluations, avant, pendant et après cette période de grève seront boycottées jusqu’à satisfaction des revendications.
Pour les enseignants réunis dans cette coordination, le groupe de travail mis en place il y a quelques jours par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, n’est autre qu’un subterfuge pour, disent-ils, faire perdurer la crise qui secoue le secteur de l’éducation.
« Malgré les deux semaines accordées au gouvernement pour régler définitivement la question relative aux primes et indemnités ainsi que celle de la prise en compte des amendements à intégrer au statut particulier, aucune ligne n’a bougé pour rassurer le monde éducatif, et le délai des deux semaines est à terme sans aucune amorce de discussions sur les primes et indemnités », écrit la CSET.
Est-ce à dire que si les enseignants ne trouvent pas satisfaction à leurs revendications, il n’y aura ni composition, ni examen de fin d’années au Togo pour le compte de l’année scolaire 2017-2018 ?





