L’accord de Paris, scellé à l’occasion de la 21ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21) en France, a deux (2) ans ce mardi. Mais depuis l’annonce faite par le président américain, Donald Trump de retirer les Etats-Unis de cet accord, l’élan politique s’essouffle autour de cet accord.
Pour relancer cet élan, il se tient ce jour à Paris sur initiative du président français, Emmanuel Macron, un autre Sommet dénommé « One Planet Summit ». A Lomé, Welfare Togo, la télévision numérique Ecoconscience TV et le service de coopération Action culturelle de l’ambassade de France au Togo ne sont pas restés les bras croisés.
Pour marquer ce 12 décembre, ces trois (3) structures ont réuni en atelier à l’Institut français à Lomé, plusieurs délégués d’organisations différentes. Cette rencontre a pour objectif, selon ses organisateurs, de faire le point de la COP 23 tenue à Bonn en Allemagne en novembre dernier et en même temps d’éclairer l’opinion sur le Sommet One Planet Summit du président français.
« Sur le plan du financement des projets-climat que les dirigeants des pays développés se sont engagés à financer dans les pays en voie de développement à hauteur de 100 milliards de dollars par an, on peut dire que la COP 23 est un échec parce que des attentes n’ont pas été comblées », a estimé Rolande Aziaka, présidente de Welfare Togo.
Elle n’en a voulu pour preuve que si la COP 23 a été une réussite, on n’aurait pas le Sommet One Planet Summit aujourd’hui.
« Nous espérons qu’à la sortie du Sommet One Planet Summit, on aura une voie claire sur le financement des projets climat. Les Etats africains ne demandent que la clarté dans les flux. Quand on finance un projet climat, il faut savoir si le financement est une subvention ou une dette. C’est la réelle question sur la table », a-t-elle relevé.
Il s’agit à travers cette rencontre de Lomé, d’interpeler les décideurs sur les questions de changements climatiques notamment qui doit donner l’argent, quand et à quoi cela va-t-il servir ?
Lors des discussions de cet atelier, a indiqué Morgan Rohel, chargé de mission à l’ambassade de France au Togo, les participants qui ont pour la plupart pris part à la COP 23, de dire ce qu’ils ont pu observer. « Il y aura bien évidemment un temps de débat au cours duquel il sera question de la place du Togo aux négociations climatiques, les actions à mener pour améliorer les choses et comment s’inclure plus », a-t-il ajouté.





