Quelle porte de sortie pour la crise politique que traverse le Togo depuis le 19 août dernier ? Pr Kossivi Hounaké, agrégé de droit public, intervenant à l’Université de Lomé, estime que l’argumentaire qui consiste à envisager un retour à la Constitution de 1992, n’est pas « pertinent ».
L’invité de l’émission « D12 » de la radio Pyramide FM de ce dimanche bat ainsi en brèche la revendication phare de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Selon lui, lorsqu’on est à l’opposition, on peut présenter un « visage d’ange ». Une fois qu’on se retrouve aux affaires, les choses changent.
Pour s’en convaincre, l’enseignant chercheur pense à deux (2) anciens présidents français, le général de Gaulle et François Mitterand qui, selon lui, avait critiqué le Conseil constitutionnel mais une fois au pouvoir, en ont bien profité.
Il va plus loin en disant que s’il y avait eu alternance en 2002, ce n’est pas sûr que l’opposition qui montait au pouvoir limite le nombre de mandats présidentiels. La preuve, a-t-il ajouté, c’est qu’on demande aujourd’hui à l’opposition que le nombre de mandats des députés soit limité mais elle refuse.
Pour cet agrégé de droit public, le mal togolais a pour nom le manque d’alternance et il faut que le pouvoir fasse tout pour que le jeu politique soit ouvert et que le peuple puisse décider.
« Quand il n’y a pas d’alternance, il n’y a pas de démocratie », a-t-il souligné.





