mercredi, octobre 7, 2026
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    Bè prévient: La profanation de ses forêts et la répression dans les domiciles ne resteront pas impunies

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    Les communautés Bè, Aflao et Agoè-Nyivé, par la voix de l’association Renaissance action pour le développement du Golfe (RAD Golfe), ont vigoureusement protesté contre la profanation des forêts sacrées de Bè, la violation de domiciles et l’atteinte à l’intégrité physique dont ont usé dans les quartiers Bè, les forces de l’ordre et de sécurité, dans la nuit du 7 au 8 septembre dernier et dans la journée du 8 septembre.

    C’est en conférence de  presse ce jeudi au Centre communautaire de Bè à Lomé. Selon l’ancien ministre Yaovi Adodo, président de cette association, l’Etat qui envoie ces forces de l’ordre et de sécurité ne subira pas en tant qu’entité les conséquences de ces actes.

    « Les forces de l’ordre qui entrent dans nos forêts sans aucun respect aux conditions requises et y lancent des gaz lacrymogènes, subiront individuellement les conséquences. La punition peut s’étaler sur des générations dans leurs familles », a-t-il déclaré. 

    « Depuis la nuit des temps, ces lieux constituent des espaces et des sources d’inspiration de nos communautés issues des peuples Ewe du Togo, du Ghana, du Bénin et du Nigeria. Elles reconnaissent tous que ces lieux abritent les divinités de nos ancêtres et on ne peut y accéder que dans des conditions très restrictives », indique la déclaration de circonstance.

    A en croire l’ancien ministre Elom Dadji, président du Comité fédéral de la fête Dunenyo Zâ, ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre profanent un lieu sacré au Togo. Après avoir cité le cas de l’Eglise Saint Augustin d’Amoutivé à Lomé, il a rappelé que les divinités qui sont dans ces deux (2) forêts sacrées sont porteuses de beaucoup de bonheur pour les communautés qui s’y reconnaissent.

    Pour l’association organisatrice de la rencontre avec la presse, la répression dont ont usé les corps habillés dans les maisons du quartier Bè, ne restera pas impunie. Une commission chargée de recenser les victimes est à pied d’œuvre avec le concours d’huissiers de justice pour évaluer les dégâts humains et matériels en vue de porter plainte contre X en justice et que réparation soit faite.

    RAD Golfe dit aussi que ces faits « graves » deviennent récurrents sur les populations cosmopolites de cette partie de la capitale togolaise. « Il est étonnant de voir l’Etat qui est censé assurer la sécurité et la protection de tous ses fils et filles devenir menaçant pour son peuple en brandissant des fusils chargés et d’autres instruments de répression avec l’intention de faire du mal à certaines catégories de citoyens considérés comme hostiles à sa politique », note la déclaration.

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