Les agents du ministère en charge de la Fonction publique, à la suite d’une Assemblée générale de la base tenue le vendredi dernier, entrent en grève « sèche » de 72 heures à compter de ce mardi.
Selon Komlan Houmenou, secrétaire général du Syndicat des agents de la Fonction publique, après les trente jours calendaires accordés à l’autorité pour se pencher sur leur situation, il est clair que celle-ci se moque d’eux.
« Pendant les 30 jours calendaires accordés, force est de constater qu’aucune rencontre n’a été organisée entre nous et l’autorité. Nous avons donc compris que l’autorité se moque de nous et ne prend pas en compte nos revendications qu’elle juge fondées et légitimes », a-t-il déclaré ce mardi sur la radio Pyramide FM.
Cette grève de 72 heures, il faut le dire, risque d’avoir de fâcheuses conséquences sur les autres agents de la fonction publique, vu que ce sont les agents du ministère de la fonction publique qui traitent au cas par cas tous les dossiers des fonctionnaires. Mais face à ce qu’ils appellent le « dilatoire » de l’autorité, il faut passer à la vitesse supérieure pour mieux se faire entendre.
« Nous avons déjà atteint le paroxysme de notre mal et nous ne craignons plus ce qu’il va arriver. On ne fait pas des omelettes sans casser des œufs », a déclaré le responsable syndical.
Cette grève dans la fonction publique vient au moment où le pays passe par une situation politique difficile. Pour les agents du ministère de la fonction publique, il n’y a aucun lien entre les deux (2) situations. « Nous avons commencé nos démarches avant cette situation actuelle et elle n’a rien à voir avec notre situation administrative », a précisé M. Houmenou.
Pour lui, deux (2) choses sont importantes : la prime de rendement et le 13ème mois. Les grévistes demandent à leur autorité d’ouvrir un dialogue « sincère » tendant à améliorer les conditions de vie et de travail des agents de la fonction publique.





