lundi, octobre 12, 2026
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    Atchadam parle de « crainte pour sa vie », Bawara estime que personne ne le cherche

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    Depuis le 19 août dernier où sa formation politique, le Parti national panafricain (PNP) a réussi à faire manifester les Togolais dans cinq (5) villes du Togo contre le régime de Faure Gnassingbé, personne n’a revu Tikpi Atchadam.

    Contacté plusieurs fois par téléphone, l’acteur politique de l’opposition dit craindre pour sa vie. Il a encore réitéré les mêmes craintes sur BBC ce mercredi. « Quand je circule, je vois des véhicules banalisés, des rondes interminables autour de ma maison, ils sont connus à travers la pratique cinquantenaire », relève-t-il.

    Il dénonce également la poursuite des menaces à l’endroit de ses collaborateurs. « Les rafles continuent à Sokodé et à Lomé alors que les manifestants sont sortis nombreux les mains nues pour dire assez au régime cinquantenaire », a-t-il ajouté.

    C’est dans la même veine que le Secrétaire général du PNP, le docteur Sama a été arrêté, jugé et condamné à une peine de prison alors qu’il n’a rien fait, note-t-il.

    « Faux », rétorque le ministre du Travail, de la fonction publique et de la réforme administrative, Gilbert Bawara sur la même radio. Selon celui qui, ces derniers moments passe pour être le porte-parole du gouvernement et du parti au pouvoir, M. Atchadam est le seul à savoir pourquoi il n’est pas en sécurité.

    Ce qui est certain, poursuit-il,  les services de sécurité ne sont pas à la recherche ou à la poursuite du président du PNP. « Si on voulait le prendre, il n’y aurait aucune difficulté parce que tout le monde sait où il est », a-t-il marqué.  

    Le secrétaire général du PNP, selon le ministre, n’est pas interpellé à son domicile mais sur les lieux d’une manifestation « illégale », le dimanche 20 août.

    En tout cas, ce n’est que le début de l’épisode qui a commencé le 19 août dernier. La preuve, c’est que le leader du PNP, depuis sa cachette, a encore martelé que le pouvoir doit tout faire pour revenir à la Constitution de 1992 et accorder le droit de vote aux Togolais de la diaspora.  « S’ils n’acceptent pas, nous demanderons aux Togolais de les faire partir », a-t-il prévenu.

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